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Fermeture de Norsk Hydro: «C’est un jour très sombre»

Les représentants syndicaux de l’usine Norsk Hydro réagissent à l’annonce de fermeture

Emilie Vallée par Emilie Vallée
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Article mis en ligne le 24 octobre 2006 à 14:30
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Fermeture de Norsk Hydro: «C’est un jour très sombre»
Le président de l’unité du Syndicat des travailleurs du magnésium de Bécancour, Michel Gauthier, croit que Norsk Hydro n’a pas fait les efforts nécessaires pour vendre l’usine. [:AC:]CP:Photo, Le Courrier Sud.
Fermeture de Norsk Hydro: «C’est un jour très sombre»
Les représentants syndicaux de l’usine Norsk Hydro réagissent à l’annonce de fermeture
Les représentants syndicaux de l’usine Norsk Hydro de Bécancour ont réagit cette après-midi à l’annonce de fermeture et ont discuté du plan de relance qu’ils comptent mettre en place dès aujourd’hui.
«C’est un jour très sombre pour moi et pour l’ensemble des travailleurs de l’usine. Ce sont les projets de toute une vie qui s’envolent en fumée», a indiqué Michel Gauthier, président de l’unité du Syndicat des travailleurs du magnésium de Bécancour. Il a d’ailleurs précisé que la moyenne d’âge des travailleurs est de 45 ans et que cette décision de Norsk Hydro aura des répercussions importantes non seulement sur les travailleurs mais également sur leurs familles et sur l’économie de la région. «Nous sommes convaincus que Norsk Hydro n’a pas fait tous ses devoirs», a-t-il ajouté. Il croit en effet que la compagnie ne s’est pas donnée de véritables chances de vendre l’usine.

Les raisons données par les dirigeants pour motiver cette fermeture soit la hausse des coûts de l’énergie, la compétitivité du marché chinois ainsi que la monnaie chinoise, ne sont pas des arguments valables selon Pierre Péloquin, économiste au dossier. Selon ce dernier, il s’agit d’une mauvaise période mais il croit que l’industrie vit présentement un revirement majeur qui pourrait rendre l’usine productive. «Il y a un espoir de continuité à condition qu’on donne une chance aux travailleurs», a mentionné M.Péloquin.

En ce moment même, le syndicat rencontre la direction afin de ficeler son plan de relance. «Nous voulons avoir accès aux documents de vente et à leur évaluation du marché. Pour nous il s’agit du Jour 1 du plan de relance», a précisé Michel Gauthier. Demain matin, le syndicat sera de la rencontre orchestrée par le maire de Bécancour, Maurice Richard puis, en après-midi, un autre rendez-vous sera cette fois prévu avec Investissements Québec, le fonds de solidarité de la FTQ et SGF. «On présente un plan de relance et c’est pas du tout du tape à l’œil», a tenu à préciser M. Gauthier.

Le syndicat souhaite toujours un rachat de l’usine et un partenariat avec GM. Si cette option ne fonctionne pas, le plan B consisterait à convertir les installations afin de faire du recyclage.

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