On voit ici Daniel Robitaille, pêcheur professionnel, avec un doré, trophée de 11.3 lb, capturé cet automne, dans le Lac Saint-Pierre. La photo a été prise en face de l’Île St-Quentin. Photo Daniel Robitaille, L’HEBDO JOURNAL
Profession : pêcheur
Daniel Robitaille gagne sa vie grâce à son passe-temps
Tous les amateurs de pêche rêvent, un jour ou l’autre, de s’abandonner entièrement à leur passion. Il y a maintenant quatre ans, c’est ce qu’a décidé de faire Daniel Robitaille : il a de quitter son emploi de directeur du marketing chez Loto-Québec à Montréal pour devenir pêcheur professionnel.
«Les gens pensent que je fais de la pêche commerciale, mais ce n’est pas le cas : j’effectue de la pêche sportive, fait remarquer M. Robitaille. La première partie de mon métier englobe tout ce qui a trait au monde des communications. J’écris dans la revue Aventure Chasse et Pêche, je collabore à des émissions telle que Vacances nature à RDS et je fais des conférences dans les divers salons de chasse et pêche du Québec.»
Toutefois, il consacre la majeure partie de son temps à être guide de pêche. À 125 reprises par année, il accompagne pendant une journée complète des gens qui veulent soit apprendre des trucs, s’amuser à attraper le plus de poissons possible ou encore s’organiser une journée avec des êtres qui leur sont chers (journée père-fils par exemple).
Au Québec, seulement une dizaine de personnes exercent ce métier et ils demeurent pour la majorité dans la région de Montréal.
Prises impressionnantes
«Jusqu’à tout récemment, je demeurais de la région de Montréal, souligne-t-il. Dans mes temps libres, j’allais pêcher sur le Fleuve Saint-Laurent, entre Montréal et Sorel. Aux fils de mes excursions, je me rendais toujours un peu plus loin. À force de prospecter, je me suis rendu compte que la pêche est meilleure près du Lac Saint-Pierre.»
Les prises sont assez impressionnantes. En exemple, M. Robitaille a capturé, cet automne, un doré de 11.3 lb.
Le guide se spécialise d’autant plus dans la pêche à l’achigan, au brochet, à la perchaude et au maskinongé. D’ailleurs, sur cette dernière espèce, il mentionne qu’elle commence à se faire plus présente dans la région et que le poisson est de plus en plus gros. «Dernièrement, j’ai attrapé un Maskinongé de 44 pouces.»
Daniel Robitaille espère, dans son travail, transmettre son savoir. «Contrairement à certains professionnels, je partage les techniques de pêche que j'ai acquises au fil des ans. Je n’ai pas peur de le dire lorsque je découvre un nouvel endroit ou trouve un moyen efficace pour capturer des poissons.»
Le pêcheur compte un DVD de techniques de pêche à son actif, Techniques de pêche du doré en eau peu profonde, ainsi que plusieurs trophées. De plus, il fourmille de projets : organiser un tournoi de pêche en région dans le cadre des fêtes du 375e, participer à des émissions de radio, etc.