Dans le cadre des Grandes rencontres du Collège Laflèche, Bernard Drainville, ex-journaliste et député provincial de Marie-Victorin a entretenu une cinquantaine d'étudiants et membres de l'institution à propos des divers aléas de la vie politique. Photo, L'HEBDO JOURNAL
«Je n'ai aucun regret d'avoir fait le saut en politique» -Bernard Drainville
Dans le cadre des Grandes rencontres du Collège Laflèche et au lendemain de l'élection fédérale de mardi, les étudiants et membres du personnel de l'institution ont eu droit à une conférence du politicien Bernard Drainville. Député de Marie-Victorin, vice-président de la Commission des affaires sociales, porte-parole du deuxième groupe d'opposition en matière de santé et surtout ancien journaliste, M. Drainville a entretenu l'auditoire à propos des raisons qui l'ont poussé à se lancer en politique.
«Je n'ai aucun regret d'avoir fait le saut en politique. Je me sens plus utile à la société de cette façon. Maintenant, je me sens plus connecté avec les réalités du vrai monde et qui vivent de vrais problèmes», soutient-il.
Devant la cinquantaine de personnes présentes, M. Drainville a expliqué quelques-uns des rouages de la politique. Il a également avoué que répondre aux questions des journalistes est beaucoup plus complexe que de les poser. «Je n'ai pas de passe-droit et mes anciens collègues sont très exigeants à mon égard», raconte le député provincial de Marie-Victorin.
Intérêt des électeurs
Questionné à propos du faible taux de participation de l'électorat canadien au dernier scrutin fédéral, Bernard Drainville se dit très inquiet. «Nous avons atteint comme société un certain niveau de confort et les gens ne veulent pas que le gouvernement leur en demande plus. Je crois que cette explication peut-être une des raisons du désintéressement de la population vis-à-vis la politique. Être un politicien dans les prochaines années va être très difficile non seulement parce que la profession est dénigrée, mais parce qu'on a pas d'argent pour régler les problèmes», souligne-t-il.
Avec le doute qui plane sur de possibles élections générales provinciales, un étudiant a demandé à M. Drainville ce que le Parti québécois devait faire afin de redorer son blason. «Les gens ne veulent pas d'un parti qui s'entre-déchire. Actuellement, je sens une certaine déception de la part de la population au sujet du Parti québécois, mais nous travaillons fort pour remédier à cette situation. Nous sommes plus soucieux de régler nos différends à l'interne et de montrer une image d'un parti plus uni qui a les idées claires», conclut-il.