Yves Lévesque. Photo, archives, L'Hebdo Journal
Acheter d'un promoteur privé aurait coûté 44 M $
En entrevue, le maire Yves Lévesque a confessé que si les terrains de Trois-Rivières sur St-Laurent avaient été dans les mains d'un promoteur privé, reprendre possession de la partie publique du projet aurait coûté quelque 44 M $ à la Ville afin de redonner les rives aux citoyens.
Il compte alors que le projet actuel, une fois complété, génèrera 8 M $ en profits et que le coût d'acquisition au pied carré s'élèverait à 36 M $, soit 1 464 000 pi2 à 25 $ pi2.De plus, il ne tient pas compte du fait que la Ville aurait du refaire le réseau de services publics de ce quartier au coût de 3 M $ d'ici 10 ans, somme incluse dans les travaux actuels et qui redonnera une eau de qualité aux résidents du secteur de la rue St-Maurice. En plus, des aménagements à la traverse de chemin de fer qui mène au port seront faits, tout comme des travaux de réfection des feux de circulation, des travaux de pavage, des travaux d'aménagement du pont Duplessis qui mèneront à l'implantation d'une passerelle pour la piste cyclable sécuritaire sur le pont dès l'an prochain soutient-on. Enfin, la problématique du stationnement sera aussi réglée dans ce secteur, avec un stationnement extérieur permanent adjacent à l'usine GVL, accessible à la population le soir et les fins de semaine.
Pour les développements futurs, le maire explique qu'effectivement, rien n'est coulé dans le béton. «On ne peut prévoir qui se présentera pour acheter un tel bloc de pi2». Alors le conseil statuera, soutient-il.
Quant aux retombées économiques, Marie-Line Sauvé, commissaire au développement, avance des données impressionnantes: 156 M $ échelonnés sur 10 ans, 17,6 M $ sur une base annuelle après les travaux, 2143 emplois durant les travaux et 407 emplois récurrents.
Le maire Lévesque conclut: «Je garantis que le projet s'autofinance et qu'il n'y aura pas d'augmentation de taxes»