En raison des nombreuses précipitations qui s'abattent sur Trois-Rivières. La consommation d'eau potable pendant la saison estivale de la part des Trifluviens passerait de 12 millions de gallons impériaux en temps normal à 10 millions cette année. L'HEBDO JOURNAL
L'eau potable, une richesse à préserver pour le futur
La mauvaise température responsable de la baisse de l'utilisation à Trois-Rivières
Habituellement, l'arrivée de l'été est synonyme de hausse de la consommation de l'eau potable. En raison de la chaleur, les citoyens arrosent leurs gazons, plantes et arbustes pour qu'ils ne dépérissent pas au soleil. Toutefois, la situation est tout autre cette année en raison des pluies diluviennes qui s'abattent sur le Québec.
Selon Yvan Toutant, agent d'information à la Ville de Trois-Rivières, la population trifluvienne consomme d'octobre à avril, environ 8 millions de gallons impériaux d'eau potable. Normalement, cette consommation passe à 12 millions de gallons impériaux pendant la période estivale. À noter qu'un gallon impérial est l'équivalent de 4,54 litres.
«Cet été, les gens arrosent moins en raison de la mauvaise température. Il n'y a pas d'autres facteurs que la chaleur, la canicule et la sécheresse qui expliquent cette diminution de cette ressource essentielle. D'après nos spécialistes, les Trifluviens n'utiliseront que dix millions de gallons impériaux d'eau potable de mai jusqu'à la fin du mois de septembre. Comme quoi la pluie peut aussi avoir ses bienfaits», explique M. Toutant.
Des efforts
Si cet été la situation est loin d'être problématique du côté de l'usine de filtration et des nappes phréatiques, des efforts de tous les instants doivent être faits pour préserver cette richesse. «Dans une proportion de 80 %, les citoyens sont plus conscients de l'importance de l'eau potable. Nous voyons de moins en moins de personnes arroser leur entrée à l'eau. Lentement, mais sûrement nous allons arriver à inculquer certaines habitudes qui font diminuer la consommation», précise Yvan Toutant.
Des moyens
Certains moyens pratiques sont véhiculés afin de préserver l'eau potable. Mis à part l'arrêt du robinet lors du brossage des dents et l'arrosage excessif, il faut prendre en considération que la chasse d'eau des toilettes est responsable à elle seule de près de 30% de la consommation d'eau d'une résidence. Certaines compagnies ont donc pris le taureau par les cornes et ont mis sur le marché des toilettes à différents débits.
«À Trois-Rivières, nous avons un système d'arrosage pour les jours pairs et impairs. Les citoyens qui ne respectent pas cette mesure reçoivent des billets d'infractions. Il faut protéger l'eau pure pour les jours plus sombres», conclut M. Toutant.