Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
L'Hebdo Journal
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Reportage-photos: Aleris: les syndiqués rejettent l'offre ultime à 80%

Martin Sylvestre par Martin Sylvestre
Voir tous les articles de Martin Sylvestre
Article mis en ligne le 10 juillet 2008 à 14:49
Soyez le premier à commenter cet article
Reportage-photos: Aleris: les syndiqués rejettent l'offre ultime à 80%
Les employés de l'usine de transformation d'aluminium Aleris ont rejeté dans une proportion de 80% les dernières offres patronales. Quelques-uns ont lancé des œufs sur la bâtisse en guise de protestation. Photo, L'HEBDO JOURNAL
Reportage-photos: Aleris: les syndiqués rejettent l'offre ultime à 80%
Réunis en assemblée spéciale à la salle La Rose d'Or, jeudi, les employés de production syndiqués de l'entreprise de transformation d'aluminium Aleris ont voté dans une proportion de 80 % contre les dernières offres patronales.
À cet effet, rappelons que la compagnie avait donné un ultimatum aux travailleurs dans ses dernières offres sans quoi elle mettrait la clef dans la porte vendredi soir à minuit.
Les réactions
«C'était une assemblée émotive et très humaine. Je suis fier de mon monde. Nous n'avons jamais dit à nos membres que c'était un "bluff" de la compagnie même si nous avons recommandé le rejet de l'offre. C'est le prix à payer pour aller jusqu'au bout du processus. On vit depuis trois ans avec des menaces de fermeture. Nous avons toujours été prêts à négocier, mais sans garantie d'avenir on ne pouvait pas avancer. Dans les prochains jours, nous allons avoir une présence plus accrue sur la ligne de piquetage. Avec notre geste, c'est un symbole de résistance que nous montrons à nos enfants», indique Daniel Goyette, président du syndicat des travailleurs d'Aleris.

«Je suis extrêmement fier comme syndicaliste que les employés se soient tenu debout devant une compagnie qui nous ment depuis le début», déclare Gilles Dubuc, président du Conseil central du Coeur-du-Québec de la CSN et employé d'Aleris.

«Pour ma part, je ne vois pas de surprise dans cette décision des travailleurs. Les employés ont fait leur bout de chemin, mais voulaient des garanties d'avenir qui ne sont jamais venues. Une compagnie responsable devrait s'asseoir avec le gouvernement pour trouver un terrain d'entente et investir dans des installations de qualité afin d'être plus rentable», soutient Pierre-Michel Auger, député de Champlain.

«Nous sommes très confortables avec notre décision, car dans le plan qu'on nous proposait on perdait tout nos acquis», fait remarquer Mario Héroux, travailleur d'Aleris.

«Je suis très satisfait du vote. On ne donne pas l'occasion à l'employeur de nous rentrer dedans au niveau de la productivité alors que nous sommes une force mondiale», communique Gilles Nadeau, travailleur d'Aleris.

«Je crois que nous avons pris la bonne décision. C'était difficile d'accepter le plan qu'on nous proposait», avance Simon Bouchard, employé d'Aleris.

«Je suis solidaire des travailleurs d'Aleris et je crois que la compagnie manque de respect», exprime le conseiller municipal et employé d'Aleris, Guy Daigle.

Autre son de cloche du côté du maire Yves Lévesque. Ce dernier espère que les syndiqués ont pris une décision éclairée et réfléchie. «J'espère que les employés n'ont pas voté en pensant que l'entreprise faisait du "bluff"», fait-il savoir.

Sur les 358 travailleurs qui avaient droit au vote, 329 se sont présentés à La Rose d'Or, 63 ont dit oui aux offres patronales, 257 les ont refusées un seul a annulé son vote.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net