Michel Brodeur, conseiller municipal à Saint-Élie-de-Caxton, fait également partie du groupe de citoyens qui met en place le musée du village. On le retrouve avec une découpure de journal datant des années 1970 où on annonçait le tournage à Saint-Élie du film «Sursis» sur la grippe espagnole. Photo Mauricie Express
Les souvenances de Saint-Élie conservées à tout jamais
L'histoire des habitants de Saint-Élie-de-Caxton sera conservée précieusement à tout jamais. Un musée se trouve maintenant au cœur du village.
L'idée est venue d'un groupe de citoyens. «On s'est dit que ce serait bien de mettre en évidence les vraies légendes de Saint-Élie!», lance le conseiller municipal responsable du tourisme, Michel Brodeur.
Le groupe de citoyens a rénové une ancienne salle paroissiale derrière le presbytère de l'église pour y exposer leurs souvenirs, qui seraient une attraction supplémentaire pour les centaines de touristes qui circulent dans le village chaque année.
Michel Brodeur explique que plusieurs thèmes seront abordés dans le musée. L'épidémie de grippe espagnole survenue il y a 90 ans où une trentaine de Caxtoniens avaient perdu la vie y est expliquée. Jos «Bin» Lachance, le premier canotier à avoir remporté la Classique internationale de canots de la Mauricie il y a 75 ans, était originaire de Saint-Élie. Il aura également sa tribune avec photos et articles de journaux.
D'autres thèmes comme l'ouverture du Garage Déziel en 1928, un commerce toujours en fonction sous les rênes de la même famille, et le 50e anniversaire de la fermeture de la boulangerie la Miche Dorée sont abordés dans le musée.
L'œuvre de Fred Pellerin ne passe pas sous silence. Un coin lui est tout spécialement consacré.
Tous les citoyens de Saint-Élie ont également mis la main à la pâte puisque 500 photos des «anciens de Saint-Élie» se retrouvent dans le musée.
Cette fois-ci cependant, ce sont les histoires originales qui y sont racontées, et non pas le fruit de l'imagination débordante du Caxtonien vedette, Fred Pellerin. «On veut raconter les vraies histoires, nos souvenances», explique Michel Brodeur en ajoutant que le musée porte également ce nom: «Nos Souvenances».
Le groupe composé d'environ cinq résidents travaille d'arrache-pied pour la création du musée. «On fait tout cela par passion. On rénove, peinture, refait l'électricité et les planchers. On trouve des informations avec l'aide des résidents», explique M. Brodeur, le fils de Toussaint Brodeur, personnage bien connu des amateurs de Fred Pellerin.
Les visiteurs du musée sont également invités à se rendre à l'église du village avant ou après s'être plongés dans ces souvenances pour visionner sur écran un conte de Fred.
«Comme la balade audioguidée à travers le village se termine à l'église cette année, les gens pourront donc aller au musée et à l'église tout de suite après», conclut M. Brodeur.