Serge Pellerin et Anny Vaillancourt, parents d’une famille d’accueil sont revenus aux valeurs de base d’une famille. Ils ne le regrettent pas du tout.
Photo, L'HEBDO JOURNAL
«Il suffit de les aimer»
Jour après jour, les familles d’accueil conjuguent au présent les verbes aider, supporter, soutenir, donner et aimer. Petit à petit, elles voient ces enfants et adolescents qu’elles accueillent apprendre à leur tour à conjuguer les verbes grandir, s’épanouir avoir confiance et aimer, au futur.
Depuis plusieurs années, le Centre jeunesse de la Mauricie et du Centre-du-Québec tente d’améliorer ses services auprès des jeunes ayant des besoins particuliers. Le manque de familles d’accueil leur met des bâtons dans les roues.
«Nous voulons un plus grand nombre de familles afin d’effectuer un meilleur pairage entre les jeunes et les familles d’accueil. Le mieux serait que les enfants demeurent dans leur milieu naturel, mais ce n’est pas toujours possible alors, en ayant plus de familles, nous pourrions mieux répondre aux besoins de chaque enfant,» explique une intervenante auprès des familles, Ginette Jourdain.
Les familles d’accueil n’ont pas nécessairement le même rôle qu’autrefois. Les parents substituts contribuent énormément au bon développement de l’enfant, ils sont d’importants partenaires pour le centre jeunesse.
«Le but c’est d’aider les enfants en offrant un milieu familial adéquat à l’enfant. L’astuce c’est d’aimer ces enfants comme s’ils étaient les nôtres. Ce n’est pas toujours facile, mais il faut apprécier le moment présent et viser le bonheur tous ensemble» expliquent Serge Pellerin et Anny Vaillancourt, parents d’une famille d’accueil.
Éviter un deuxième échec familial et le mieux-être des enfants est ce qui prime pour les centres jeunesse. Un bon pairage doit être fait pour permettre de belles réussites familiales.
«Depuis que nous sommes devenus famille d’accueil, nous sommes revenus aux valeurs de base d’une famille. Au lieu de partir dans le sud, nous avons racheté des vélos, des patins et nous passons des soirées en famille. Nous sommes convaincus que c’est une bonne décision qui a été prise.»
Présentement, 134 familles dans la grande région de la Mauricie et Centre-du-Québec ont décidé d’aider, d’améliorer la qualité de vie et de répondre aux besoins des enfants qui sont l’avenir de notre société.
«Nous voulions nous impliquer davantage socialement. Les gens devraient essayer, les enfants ne demandent rien de plus que d’être aimé. Nous trouvons que c’est valorisant de contribuer au mieux-être de la vie des humains. En plus, nous n’avons pas besoin d’obtenir un diplôme pour être parents, il suffit de les aimer.»
Photo, L'HEBDO JOURNAL