Parmi les opposants à la vaccination massive, certains soutiennent des que le vaccin provoquera un faux sentiment de sécurité.
Le vaccin contre le VPH dans nos écoles
Le virus du papillome humain (VPH) est une infection transmise sexuellement (ITS) très courante au Canada et dans le monde. Il existe plusieurs types de VPH, dont certains peuvent causer chez les femmes le cancer du col de l’utérus.
Il existe maintenant un nouveau vaccin, créé dans le but de prévenir le VPH. Approuvé au Canada en 2006, le vaccin Gardasil protège les femmes et les jeunes filles contre certains types de VPH, responsables de 70% des cancers du col de l’utérus.
Le gouvernement lancera dès l’automne 2008 sa campagne de vaccination gratuite contre le VPH. Au Québec, cette campagne nécessitera un investissement d’environ 70 millions$ sur trois ans.
Plusieurs controverses se concentrent autour de ce vaccin et de la campagne de vaccination. «L’investissement que nécessitera cette campagne n’est-il pas disproportionné par rapport au fardeau de la maladie et aux autres problèmes de santé sexuelle?» interroge Nathalie Parent, coordonnatrice de la Fédération du Québec pour le planning des naissances.
Beaucoup croient qu’il serait plus important de miser sur la prévention et l’éducation sexuelle, car rappelons qu’il n’y a plus de cours dans les écoles, outre l’éducation des professeurs à l’intérieur des autres cours.
«Nous déplorons les décisions du gouvernement en terme de priorité de santé publique, dans un contexte où il n’y a pas d’épidémie, et en utilisant une technologie nouvelle toujours sous étude», affirme Mme Parent.
Il existe un outil de dépistage toujours efficace, le test de Pap. Les femmes qui recourent au test de Pap tous les ans ou tous les trois ans, ont beaucoup plus de chance de prévenir une infection ou un cancer du col de l’utérus. Au cours de leurs vies, environ 75% des femmes seront infectées par le VPH. Malheureusement, au Québec, 30% des femmes, soit près de 725 000 femmes, n’ont pas recours au test de Pap de façon régulière.
Selon Santé Canada, presque tous les cancers du col de l’utérus sont causés par le VPH. Des études récentes montrent qu’après une période de suivi de cinq ans, le vaccin offre encore une bonne protection contre les types de VPH ciblés. Présentement, d’autres études sont effectuées à savoir si un rappel du vaccin serait nécessaire ainsi qu’au sujet du VPH chez les hommes.
Mme Parent soutient que nous ne sommes pas en épidémie de VPH et qu’il y a beaucoup d’autres ITSS importantes. «La chlamydia à elle seule a touché 12 000 personnes au Québec en 2006.» Elle maintient que le gouvernement devrait plutôt miser sur l’amélioration de qui est déjà en place et qui a fait ses preuves, le test de Pap.
Même une fois vaccinées, les jeunes filles devront continuer de passer le test de Pap régulièrement et de se protéger contre les autres infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), puisque le vaccin ne protège pas contre tous les types de VPH. Des craintes se font sentir à ce niveau, à savoir si le vaccin provoquera un faux sentiment de sécurité.
Pour l’instant une chose est certaine, des moyens simples et efficaces sont toujours de mise. Utiliser un condom, recourir au test de Pap et consulter un médecin régulièrement, réduire le nombre de partenaires, etc. Mieux vaut prévenir que guérir!
Laurence Lahaie
Commentaire mis en ligne le 23 juillet 2008Bravo San pour ton beau et bon travail !!!