L'économiste régional d'Emploi-Québec Mauricie, Jules Bergeron. (Photo L'ÉCHO de La Tuque)
Un potentiel de 23 000 emplois d'ici 2011
L'économiste régional pour Emploi-Québec Mauricie, Jules Bergeron, était de passage au déjeuner de la Chambre de commerce et d'industrie du Haut-St-Maurice le 2 avril. Le Haut-St-Maurice détient le plus haut taux de chômage de la Maurice, mais le message de M. Bergeron a été clair : «Si vous connaissez les problèmes, vous savez les solutions.»
Lors de sa conférence, M. Bergeron a fait état des perspectives d'emploi en Mauricie. «L'état du marché du travail en Maurice est variable. Si on compare la Maurice à l'ensemble du Québec, ça monte et ça descend au niveau de l'emploi. Il y a des emplois perdus, mais il y a aussi des emplois qui sont créés.»
«Toutefois, lorsqu'on regarde le taux de chômage, on s'aperçoit que la Mauricie est en haut du taux de chômage moyen de la province, poursuit M. Bergeron. Mais lors des dernières années, la Mauricie suit la tendance provinciale.»
Le taux d'activité de notre région se retrouve sous la moyenne provinciale. Au Québec, plus de 65 % de la population détient un emploi ou est en quête d'emploi, alors qu'en Mauricie, ce pourcentage se situe sous la barre du 60 % pour l'année 2007.
«Si la région de la Mauricie est reconnue pour avoir le plus de personnes âgées du Québec, c'est aussi en Mauricie qu'on retrouve le plus bas taux de natalité comparativement aux autres régions du Québec, ajoute l'économiste régional. C'est pourquoi d'ici les années 2011 ou 2012, il y aura un potentiel de 23 000 emplois à combler en Mauricie, dont 20 000 sont étroitement liés avec le vieillissement de la population. La majorité des postes à combles seront dans les secteurs professionnels, techniques et intermédiaires. Il y aura un potentiel intéressant d'emplois.»
Environ 1700 emplois seront à combler au niveau de la gestion; 3200 au secteur professionnel; 6400 au niveau technique; 7600 dans le secteur intermédiaire; et 4300 au niveau élémentaire.
En regardant les différents territoires composant la Mauricie, on peut s'apercevoir que c'est dans le Haut-St-Maurice qu'on retrouve le plus haut taux de chômage avec 12,8 % pour l'année 2001. Le Haut-St-Maurice est suivi de près par Mékinac avec 12,3 %. Toujours pour l'année 2001, la Mauricie affichait un taux de chômage de 10,2 %, et la province un taux de 8,2 %.
Selon M. Bergeron, les solutions se retrouvent dans la formation de la relève. «Pour les difficultés de recrutement, il faut établir des relations entre les intervenants locaux et les employeurs. Pour le vieillissement de la main-d'œuvre, on doit favoriser l'apprentissage en milieu de travail pour assurer le transfert des connaissances et des compétences.»