Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, la ministre Julie Boulet et le directeur régional de la Sécurité civile, Jacques Raymond, ont invité les gens à être prudents en cette période de dégel.Photo, L'HEBDO JOURNAL
Dégel printanier: rien de préoccupant pour l’instant
Les débits et niveaux d’eau sous les seuils d’inondation mineure
La ministre responsable de la région de la Mauricie, Julie Boulet, a réitéré aujourd'hui à Trois-Rivières les messages de prévention et de préparation liés aux risques d'inondations causées par les crues printanières et a fait le point sur la situation des
cours d'eau de la région.
Pour le moment, il n'y a aucune rivière préoccupante en Mauricie. Les
débits et les niveaux d'eau sont sous les seuils d'inondation mineure. Les rivières Maskinongé, du Loup, Sainte-Anne et Batiscan seront sous la surveillance quotidienne des représentants de la Sécurité civile au cours du dégel printanier. Sur la Rive-Sud, les rivières St-François, Nicolet et Bécancour seront aussi surveillées. Notons que le niveau du fleuve St-Laurent est actuellement à 1,76 mètre ce qui est acceptable. Lors des inondations en 1998, le niveau du fleuve se situait à 4 mètres.
«Bien que notre région ait été relativement épargnée, je suis convaincue que tous les intervenants en sécurité civile à l'échelle municipale ou à l'échelle gouvernementale, forts de leur expérience du redoux de janvier dernier, seront capables de réagir rapidement et efficacement pour répondre aux besoins», a déclaré la ministre Boulet.
Les autorités de la Sécurité civile sont aux aguets depuis trois semaines et assurent, en collaboration avec les autorités municipales, une veille continue des cours d'eau à risque du Québec. Cette veille systématique permet d'être prêt à agir et à coordonner, s'il y a lieu, les actions du gouvernement afin de mieux diriger toutes les ressources qui se joindront à celles de la municipalité pour assurer une gestion plus efficace d'un sinistre.
La Garde côtière canadienne a également commencé des opérations de déglaçage sur le fleuve Saint-Laurent, à l'embouchure de certaines rivières, afin de prévenir les embâcles et les inondations. À ce jour, des travaux ont été effectués par la GCC sur le lac Saint-Pierre.
Un record
Les importantes accumulations de neige dans la plupart des régions du Québec impliquent qu'une bonne quantité d'eau de fonte transitera par les cours d'eau lors de la période printanière, augmentant ainsi le risque d'inondations. Bien que le potentiel de risque soit préoccupant, plusieurs éléments peuvent l'atténuer. L'arrivée des températures douces le jour, accompagnées de températures nocturnes sous le point de congélation, ralentira le phénomène de fonte, réduisant considérablement l'apport d'eau se rendant
dans les cours d'eau.
Les municipalités riveraines concernées sont une fois de plus cette année encouragées à demeurer en état d'alerte et à surveiller les indices donnés par les cours d'eau tels que l'augmentation des niveaux, la fragmentation des couverts de glace et l'apparition d'eau en bordure des surfaces.