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Déclaration de guerre à l’Université

«Vous devrez porter l’odieux d’une éventuelle annulation de la session»

François Morin par François Morin
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Article mis en ligne le 31 mars 2008 à 15:33
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Déclaration de guerre à l’Université
Au premier plan, Jonathan Fortier, président de l’AGEUQTR et Alexandre Gauthier, vice-président affaires externes. Photo, L’Hebdo Journal.
Déclaration de guerre à l’Université
«Vous devrez porter l’odieux d’une éventuelle annulation de la session»
L’association étudiante de l’Université (AGEUQTR) tient déjà le Syndicat des professeurs responsable d’une éventuelle annulation de la session qui pourrait être décrétée cette semaine. Vendredi dernier, le syndicat a rejeté la dernière offre qualifiée de finale et globale par la direction de l’UQTR, au grand dam de l’association étudiante.
L’AGEUQTR déplore la réaction de l’exécutif syndical des professeurs alors que, selon elle, l’offre a été bonifiée de beaucoup et que celle déposée vendredi répond à plus de 90% aux attentes. Lundi matin, des représentants de l’association étudiante et des membres ont occupé le bureau de l’exécutif syndical des professeurs. Le président de l’AGEUQTR a été très direct à l’endroit du président du syndicat Michel Volle. «Vous devez mettre un terme à vos moyens de pression. La session est en péril. Vous devrez porter l’odieux d’une éventuelle annulation de la session.»

Là-dessus, Michel Volle est demeuré, lui aussi, ferme. «C’est bien beau dire de mettre fin à la grève. Nous avons toujours dit que nous lèverions les moyens de pression s’il y avait une entente. Il n’y a pas d’entente. Je sais que vous en payez le prix. Nous aussi. La direction, elle, en paie-t-elle le prix? Tout le monde reçoit encore son gros salaire!»

Les parties ont longuement argumenté sur le contenu de l’offre de l’Université. Celle-ci créerait un dangereux précédent au chapitre de la tâche en imposant six cours aux professeurs qui ne font pas de recherche. C’est un des points qui titillent les professeurs.

L’AGEUQTR s’est imposée, pour finalement décider de demander à la direction de l’UQTR de s’asseoir avec le syndicat pour forcer la tenue de négociations sur la levée des moyens de pression de part et d’autre. Il faut se rappeler que l’UQTR a décrété un lock-out partiel, les samedis et dimanches, privant les professeurs de revenus. Le syndicat a répliqué par le décret d’une grève générale illimitée lors du dépôt de sa dernière proposition. L’AGEUQTR exige aussi des parties une entente sur le protocole de retour au travail.

Au moment d’écrire ces lignes, rien n’avait filtré des démarches tentées par l’AGEUQTR.

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