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«Je tiens à ce que la réforme forestière se termine en 2008» - Claude Béchard

Patrick Vaillancourt par Patrick Vaillancourt
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Article mis en ligne le 19 mars 2008 à 14:45
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«Je tiens à ce que la réforme forestière se termine en 2008» - Claude Béchard
À l'avant, on reconnait le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, qui était l'invité de la Chambre de commerce et d'industrie du Haut-St-Maurice et qui était accompagné de la ministre responsable de la Mauricie, Julie Boulet. Photo, L’Hebdo Journal
«Je tiens à ce que la réforme forestière se termine en 2008» - Claude Béchard
Le ministre des Ressources naturelles et des Parcs, Claude Béchard, était l'invité de la Chambre de commerce et d'industrie du Haut-St-Maurice pour un dîner-conférence dernièrement. Accompagné par la députée de Laviolette et ministre des Transports, Julie Boulet, M. Béchard a entretenu les membres sur la situation du secteur forestier et du dépôt du Livre vert, qui se veut un outil de base pour une réforme du régime forestier.
D'entrée de jeu, le ministre Béchard a souligné que le secteur forestier ne pourrait jamais être remplacé dans le Haut-St-Maurice. «C'est un secteur d'activité crucial pour vous. Avec le dépôt du Livre vert comme point de départ, c'est l'occasion l'améliorer à votre image. Puis, à la fin du mois de juin, je désire passer à l'étape finale avec un projet de loi. Il y aurait des consultations publiques sur le projet de loi les mois suivants. Le gouvernement a un haut niveau d'ouverture envers les modifications qui seront demandées. Je tiens à ce que tout le processus se termine en 2008. On ne peut pas vivre d'incertitude pendant deux ou trois ans. Si nous ne sommes pas capables de terminer le travail pour la fin de 2008, nous allons manquer le bateau.»

«Pour faire travailler le plus de monde possible au Québec, on a actuellement 22 millions de mètres cubes de disponibilité et il y en a 17 qui sont transformés, alors on a 5 millions de mètres cubes de bois qui ne sont pas transformés et qui pourraient créer des emplois un peu partout. On a un régime que, même si je sais qu'il y a du bois disponible, j'ai des routes aujourd'hui qui sont barrées parce que je ne suis pas capable d'en donner, à des entreprises qui voudraient le transformer. Alors, c'est un peu ça à quoi il faut mettre fin. Puis en même temps, l'incertitude de l'industrie, je la comprends. On est en train de regarder quel genre de cadre juridique pourrait avoir le droit de premier preneur, par exemple. On est ouvert à toutes sortes de suggestions. Puis c'est pour cela que, autant le projet de loi que la consultation, il faut que ça atterrisse, parce que les banquiers ont bien hâte de savoir quel cadre juridique va prendre la loi du premier preneur. Mais c'est le début d'une réforme, c'est le début de la consultation, et il y a beaucoup d'autres étapes qui s'en viennent. Je comprends l'incertitude, mais on ne doit pas manquer l'occasion de revoir le régime forestier. Ça fait 10 ans que ça ne fonctionne pas.»

Qu'est-ce qu'on peut faire de plus avec la crise forestière qui sévit? «Il y a beaucoup de petites entreprises qui sont dans la deuxième et troisième transformation qui sont au ministère, chez nous, toutes les semaines pour demander un 10 000, un 15 000 mètres cubes de bois, pour faire toutes sortes de nouveaux produits. Et malheureusement, je suis obligé de leur dire non, et en même temps je sais qu'il y a du bois qui est sous un CAAF, qui n'est pas transformé. C'est une chose qu'on doit corriger. Le régime qu'on propose va corriger la situation. On pourra alors répondre à ces compagnies qu'il y a du bois public disponible pour eux.»

Certaines personnes sont peut-être parties déçues en raison de la situation précaire du régime forestier, en pensant que M. Béchard aurait annoncé quelque chose d'important pour le Haut-St-Maurice. Qu'en pense le ministre? «Je n'avais pas l'intention de faire des annonces en venant ici. Pour Kruger, il y a de grosses discussions avec eux en ce qui concerne la Côte-Nord, et c'est clair que le règlement de tout ce qui va se passer à la Côte-Nord va avoir un impact majeur sur l'avenir de Kruger ici, à Parent. Il y a des investissements qui pourraient se faire, une consolidation de l'usine pourrait avoir lieu. Alors, ce sont des morceaux qui sont tous reliés ensemble. C'est la même chose avec AbitibiBowater avec qui on travaille pour savoir comment on consolide toutes les choses.»

Et qu'en est-il de l'avancement du dossier du projet de la fibre feuillue? «Nous avons des discussions présentement et nous avons convenu de revoir les entreprises impliquées de façon plus particulière pour tenter de faire avancer le plus rapidement ce dossier-là, au niveau de Rémabec entre autres. Une rencontre est prévue dans les prochaines semaines.»

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