La seule femme préventionniste de la division de la prévention, règlementation et formation incendie de la ville de Trois-Rivières, Stéphanie Bouchard Grenier.
Photo, L'HEBDO JOURNAL
Être tout feu tout flamme
«Même pour une fille, c'est le plus beau métier du monde.»
Stéphanie Bouchard Grenier n'a que 24 ans, mais déjà, elle sait ce qu'elle veut dans la vie. Elle exerce le métier de pompier à temps partiel depuis l'âge de 18 ans et depuis 2006, elle est préventionniste pour la division de la prévention et formation incendie de la ville de Trois-Rivières.
Ayant fait ses études en sécurité incendie et en prévention incendie, son travail l'amène entre autres à faire des inspections de bâtiments, de répondre aux plaintes de la population, de faire appliquer les règlements municipaux et bien sûr de se rendre sur les lieux lors d'un incendie.
Étant jeune, son rêve était de devenir policière, mais compte tenu du contingentement dans ce programme, elle du se résigner à changer son fusil d'épaule. «Je ne regrette absolument rien, car j'exerce en ce moment le meilleur métier du monde. J'aime le contact avec les gens et faire de la prévention auprès de la population me passionne beaucoup», déclare Stéphanie Bouchard Grenier. «Cependant, ça prend un bon caractère pour travailler dans un milieu typiquement masculin surtout qu'aux incendies, je suis la seule fille. Quelques fois, je subis les mauvaises blagues des gars, mais je le prends toujours avec un grain de sel. Personne ne m'a jamais mis de bâtons dans les roues», ajoute-t-elle.
Le travail de Stéphanie n'est pas toujours aussi facile, mais lorsqu'elle combat des incendies, elle n'est jamais seule heureusement. «Au niveau physique, il est certain que c'est plus difficile pour une fille, mais nous ne sommes jamais seuls quand il y a un feu. Lorsque j'ai besoin, les gars sont là pour m'aider et aussi, avec l'expérience, je me trouve des trucs pour faire le travail.»
Plusieurs événements malheureux font aussi réfléchir la jeune fille comme l'incendie fatal qui est survenu récemment et qui a enlevé la vie d'un pompier de 26 ans à Varennes. «Il est certain que ces événements te font réfléchir et que ça vient te chercher, mais personne ne se voit dans une même situation. Je suis consciente que ce métier comporte des risques, mais cela ne m'arrête pas du tout. Rien ne pourra jamais m'empêcher de faire le travail que j'aime».
Stéphanie a toujours voulu faire un métier qui bouge et le métier de préventionniste lui convient parfaitement. «Je suis une fille qui n'a pas peur du risque et qui a la volonté pour travailler dans ce milieu. Je suis là pour rester encore longtemps», témoigne la jeune femme.
Photo, L'HEBDO JOURNAL