Alexandre Gauthier est le secrétaire aux Affaires externes à l'AGE de l’UQTR.
Photo, L’Hebdo Journal
Les étudiants de l'UQTR convient les parties à débattre
Le conflit à L'UQTR risque d'être long
Faute d'avoir pu convaincre les professeurs et la direction de négocier en présence des étudiants, l'AGEUQTR a obtenu un accord de principe pour la tenue d'un débat public.
Rappelez-vous qu'il y a quelques jours, l'AGEUQTR a donné jusqu'au 18 mars aux professeurs et la direction de l'université
pour s'entendre. Après quoi, les étudiants vont être forts actifs puisque leur session pourrait être en péril. En milieu de semaine, leur Association a convié les parties à une négociation devant les étudiants. Les professeurs et l'UQTR ont refusé, mais ont accepté l'idée de participer à une séance d'information conjointe. "Ce sera un débat, un panel ou quelque chose du genre où tous les étudiants seront conviés", d'expliquer le secrétaire aux Affaires externes à l'UQTR, Alexandre Gauthier.
L'objectif est de faire en sorte que les étudiants soient informés sans le filtre naturel des médias. "La forme et le moment seront décidés au cours de la semaine de relâche. On peut croire que l'activité sera tenue aussitôt dans la semaine de retour", d'ajouter M.Gauthier. "Et on ne critique pas le travail de la conciliatrice parce que nous ne sommes justement pas en mesure d'évaluer son travail. Ce qu'on dit depuis le début aux parties c'est assoyez-vous et entendez-vous le plus tôt possible."
Autre enjeux
Nous l'avons vu cette semaine, la négociation chez les professeurs de l'UQTR est suivie par les autres syndicats des constituantes des UQ. Le problème, s'il en est un, c'est que si un règlement survient à la faveur des professeurs trifluviens, les attentes seront grandes, notamment à l'UQAM de Montréal qui compte 1000 professeurs et dont la situation financière est plus que précaire.
Par ailleurs, il est fort à parier que plusieurs universités québécoises seront frappées par la baisse démographique. La clientèle va baisser et le financement qui va avec également. Si la situation financière de l'UQTR est meilleure, cette année, nul ne peut dire avec exactitude si elle va se maintenir.
Photo, L’Hebdo Journal