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Envers et contre tous Sébastien poursuit son rêve

Un Trifluvien parmi l'élite du rugby en fauteuil roulant

Martin Sylvestre par Martin Sylvestre
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Article mis en ligne le 22 février 2008 à 15:00
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Envers et contre tous Sébastien poursuit son rêve
Envers et contre tous Sébastien poursuit son rêve
Un Trifluvien parmi l'élite du rugby en fauteuil roulant
Atteint d'une maladie dégénérative des os depuis sa naissance, le Trifluvien d'adoption Sébastien Cloutier a dû faire face à de nombreuses épreuves. En 1996, le verdict est clair, il doit commencer à se déplacer en fauteuil roulant. Toutefois, il n'était pas question qu'il s'apitoie sur son sort.
Il y a un peu plus de dix ans, même si les médecins lui déconseillaient de faire du sport, Sébastien s'est lancé corps et âme dans le basketball en fauteuil roulant et plus récemment dans l'univers du rugby en fauteuil adapté. Le coup de foudre fut instantané. «J'avais fait pas mal le tour avec le basketball en gagnant de nombreuses compétitions avec l'équipe provinciale et l'équipe nationale et je voulais changer de rôle un petit peu. Quand l'entraîneur de l'équipe canadienne de rugby m'a proposé d'essayer la discipline, je suis sauté sur l'occasion», raconte le membre de l'équipe provinciale de rugby en fauteuil roulant et membre de l'équipe canadienne de réserve.
Un choix de vie
Arrivé à Trois-Rivières en 2003, Sébastien est en voie de compléter une maîtrise en communication à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Partout où il est passé, son handicap a suscité de nombreuses réactions. «Avec ma maladie, je n'ai pas toujours été en fauteuil roulant. Lorsque je n'ai pas eu le choix, je me suis immédiatement tourné vers le basketball en compagnie de mon frère qui est atteint de la même maladie que moi. Quand j'ai annoncé aux médecins que je voulais faire du sport, ces derniers me l'ont fortement déconseillé. Pour ma part, je ne voulais pas demeurer assis à ne rien faire. C'est un choix que j'ai fait, car plus je me sers de mes articulations, plus ça les hypothèque. Maintenant, je fais ma vie et advienne que pourra. Je profite du moment présent et le sport fait partie intégrante de mon quotidien», témoigne avec ferveur le jeune homme de 26 ans.
La maladie
La maladie de Sébastien, la dysplasie spondylo-épyphisaire, attaque les principales articulations du corps humain tels les genoux, les hanches, les coudes et les jointures. «À force de se frotter, les coins des os se brisent et créent un espace dans l'articulation. Ça devient dangereux jusqu'à un certain point», mentionne le Beauceron d'origine.
Les règles du rugby
Avec près de 50 joueurs dans la province, les principaux pôles de cette discipline inscrite aux Jeux paralympiques sont situés à Montréal et à Québec. D'une durée de quatre quarts de huit minutes, une partie de rugby se joue à quatre contre quatre avec un ballon de volleyball et sur un terrain de basketball. Tout comme le rugby traditionnel, les contacts lors d'une partie de rugby en fauteuil roulant peuvent être extrêmement violents. Heureusement, les fauteuils sont spécialement adaptés pour absorber les chocs.

Photo, Kelly Morton photography

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