Le recteur de l'Université, Ghislain Bourque
L'Hebdo Journal
Conflit avec les profs: l’UQTR demande l’aide d’un conciliateur
À la suite d’une nouvelle rencontre de négociation ayant eu lieu lundi entre le Syndicat des professeurs et des professeures de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et la direction de l’institution pour le renouvellement de la convention collective, la direction a fait parvenir au ministère du Travail du Québec une demande de recours aux services d’un conciliateur.
Par le fait même, le recteur de l’UQTR a envoyé le texte suivant aux membres de la communauté universitaire, afin d’expliquer ce geste:
«L’UQTR est une grande université. Une université qui, au cours des cinq dernières années s’est repositionnée sur les plans académique, administratif et financier, marquant des points en termes de clientèle, de programmation, d’enseignement et de recherche, de relève et d’organisation d’événements majeurs.
Cela s’est fait avec la contribution de toute la communauté (professeurs, chargés de cours, professionnels, techniciens, employés de soutien, cadres) en étroite collaboration avec des partenaires régionaux et nationaux.
C’est un peu pourquoi la situation de l’UQTR est des plus enviables. La réduction de sa dette, son budget équilibré, le développement de sa programmation sont autant de signes témoignant du dynamisme qui la nourrit.
À cet effet, il semble que son positionnement académique dans le paysage québécois se soit amélioré, et que son avenir soit des plus prometteurs.
Dans le courant des trois dernières années, on a pu conjuguer le développement de notre institution avec le règlement de plusieurs ententes conventionnées. Des ententes, en effet, avec les chargés de cours, les professionnels et les employés de soutien nous ont en quelque sorte apporté la cohésion institutionnelle nécessaire à la mise en place d’un développement harmonieux.
Si des efforts concertés entre les représentants syndicaux et ceux de l’administration ont permis, à l’occasion de ces trois négociations, d’en arriver à des ententes bénéfiques pour l’une et l’autre partie, il devient toutefois difficile d’envisager une fin aussi heureuse pour la négociation qui a présentement cours entre les professeurs et l’administration de l’UQTR. Des problèmes de méthode et, peut-être même, de contenu nous empêchent de penser à un règlement rapide, susceptible de satisfaire et les représentants de l’Université et ceux du Syndicat.
Il ne serait d’aucune utilité pour notre institution de faire un ou plusieurs pas de plus dans l’adversité et le tiraillement. Il ne serait non plus avantageux de prolonger une négociation sur un mode qui, à toutes fins utiles, se servirait des médias pour bien afficher ses positions, qu’elles soient morales ou syndicales.
Nous avons, au cours des dernières années, fait grandir notre établissement. Une querelle de mots, de méthode et de sous, risquerait non seulement d’annuler cette croissance nouvelle mais, pire, de nous rapetisser. C’est pourquoi, en raison des difficultés qui se présentent et pour ne pas que se perde ce qui a été bâti par toutes et par tous, je demanderai que la présente négociation accueille les services d’un conciliateur.
Espérant par là protéger nos acquis et se sortir d’une dynamique où chacun compose avec l’obligation d’avoir à tout prix raison».
Ghislain Bourque
Recteur de l’UQTR
Source:Rectorat, UQTR
Ceci étant dit, les professeurs mettent à éxécution leurs moyens de pression. Il y a grève ce mardi avant-midi. Une autre demi-journée de grève est prévue ea après-midi, jusqu'en soirée, jeudi. L'UQTR demeure ouverte pour toutes les autres activités qui ne sont pas sous la supervsion des professeurs.