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Important dégât d'eau au Centre d'hébergement Joseph-Garceau de Shawinigan

La moitié des résidents est touchée par le sinistre

Andrée-Anne Trudel par Andrée-Anne Trudel
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Article mis en ligne le 23 janvier 2008 à 17:45
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Important dégât d'eau au Centre d'hébergement Joseph-Garceau de Shawinigan
Daniel Brouillette, directeur des services techniques et des ressources informationnelles, et Guy Lemieux, directeur général du Centre de santé et de services sociaux de l'Énergie. Photo L'Hebdo/Andrée-Anne Trudel
Important dégât d'eau au Centre d'hébergement Joseph-Garceau de Shawinigan
La moitié des résidents est touchée par le sinistre
Le quotidien des 86 résidents du Centre d'hébergement Joseph-Garceau de la 1re rue à Shawinigan a été pour le moins bouleversé mardi en fin d'avant-midi. Une conduite d'eau a brisé au deuxième étage du centre, causant des dommages aux étages inférieurs. L'important dégât d'eau a forcé la relocalisation d'une vingtaine de résidents.
«Un employé a reçu une alarme du système de détection des incendies. Le sinistre provenait du gicleur de la chute à linge au deuxième étage, secteur ouest. Nos résidents étaient dans les salles à manger du centre à ce moment. Aucun d'entre eux ne fut donc dérangé pendant la période d'inondation», souligne Guy Lemieux, directeur général du Centre de santé et de services sociaux de l'Énergie.

En fait, plusieurs bénéficiaires qui logeaient en chambre individuelle doivent maintenant partager leur intimité avec les résidents touchés. «C'est sûr qu'on vient de changer l'environnement des personnes. Pour certains, ça fait leur affaire d'avoir du monde autour, mais pour d'autres moins. On va regarder de près l'évolution de la situation des résidents», mentionne le directeur général en ajoutant que pour le moment, un seul bénéficiaire a dû déménager dans un autre centre d'hébergement en raison de son état de santé qui nécessite une chambre individuelle. «C'est le scénario où il y avait le moins d'impacts et de stress pour les résidents», renchérit pour sa part Lyne Pépin, directrice des personnes en perte d'autonomie.

Denise Champagne, une bénéficiaire au Centre d'hébergement Joseph-Garceau, a dû être relogée mardi. «Moi, j'ai su quand j'étais dans la salle à manger qu'il y avait un dégât d'eau, explique-t-elle. Ça ne m'occasionne pas trop de problème. Madame Bournival (sa partenaire de chambre) n'est pas dérangeante!»

Le bris du tuyau de gicleur a causé des dommages également au niveau matériel. Le plancher du deuxième étage, où se trouvait le bris, ainsi que les murs et planchers du rez-de-chaussée et du sous-sol furent endommagés. Le montant des dommages n'est pas encore évalué.

Cependant, Daniel Brouillette, directeur des services techniques et des ressources informationnelles, a dressé un plan de match des actions à entreprendre pour que les bénéficiaires retournent le plus rapidement possible à la vie normale. Dans les jours suivants le sinistre, une rencontre avec la CSST, l'agence de la santé publique et les assureurs étaient à l'horaire. «Nous devons aussi faire prendre des échantillons par une firme parce qu'il y a peut-être de l'amiante dans les matériaux et on doit protéger les travailleurs. La présence d'amiante viendrait changer la méthode pour enlever les matériaux et demanderait des précautions supplémentaires et un entrepreneur spécialisé», explique-t-il. Cependant, même s'il y avait de l'amiante, les travaux ne risqueraient pas d'être perturbés ou d'être plus longs, la manipulation serait seulement différente pour les travailleurs.

La démolition et la reconstruction, pour éviter la prolifération de champignons, devraient se faire au cours des prochaines semaines. «Comme le deuxième étage est moins touché, la reconstruction devrait prendre moins de temps. Pour les autres étages, ça peut prendre jusqu'à 16 semaines», ajoute le directeur des services techniques et des ressources informationnelles.

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