Est-ce que les dirigeants de Norsk Hydro pourraient être intéressés à léguer les bâtiments à la Ville de Bécancour ou à la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour? Photo, archives, Le Courrier Sud
«Je ne vois pas pourquoi on devrait assister à une telle catastrophe»
Jean Lafrenière émet une suggestion pour éviter la démolition de l’usine Norsk Hydro
Un résident de Bécancour qui a œuvré pendant de nombreuses années dans le secteur industriel et le développement économique, Jean Lafrenière, a déposé cette semaine une proposition afin d’éviter la démolition de l’usine Norsk Hydro.
Alors que le permis de démolition vient d’être accordé à l’entreprise par la Ville de Bécancour et que les premières étapes de ce processus devraient débuter en février, Jean Lafrenière, croit qu’il est encore temps d’agir pour sauver le bâtiment. «Il serait équitable que Norsk Hydro cède, pour une somme nominale, à la Ville de Bécancour ou à la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour ou à un organisme sans but lucratif, leur terrain et leur usine de fabrication modifiés et dépollués», affirme-t-il.
Toujours selon cette proposition, la Ville de Bécancour pourrait garantir à Norsk Hydro, qu’elle n’émettra jamais de permis de construction à un industriel du secteur du magnésium et qu’elle retirerait son nom de son registre de l’impôt foncier. La compagnie lèguerait donc à la région des immobilisations qui pourraient servir à la venue d’autres entreprises manufacturières. Jean Lafrenière croit que Norsk Hydro, qui a toujours agi comme un bon citoyen corporatif, pourrait être intéressé par une telle suggestion qui lui éviterait notamment les coûts d’une démolition.
M. Lafrenière souhaite qu’une rencontre d’urgence ait lieu avec le président de Norsk Hydro afin qu’il reporte son délai et qu’il discute de cette alternative à la démolition. «Cette démarche suppose que Norsk Hydro accepte de vendre et qu’elle assume la partie de conformité environnementale. Ce n’est pas une mauvaise suggestion, mais nous demeurons à la merci de la compagnie», indique le maire Maurice Richard. Ce dernier affirme que la proposition sera regardée sérieusement après le temps des Fêtes. «C’est un ultime recours. Toutes les idées sont bonnes pour éviter la démolition», ajoute-t-il.
M. Richard a aussi tenu à préciser qu’une telle proposition n’aurait pas pu arriver avant, en raison des négociations avec des acheteurs potentiels. «Je ne vois pas pourquoi on devrait assister à une telle catastrophe», dit-il en spécifiant qu’il s’agit d’un site et d’un bâtiment exceptionnels.
Jean Lafrenière a été directeur général et commissaire industriel pour différents organismes au cours de sa carrière tel que la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour. Il est aujourd’hui à la retraite. Il a également tenu à mentionner que Michel Gauthier, président du syndicat des ex-travailleurs de Norsk Hydro et les membres de son exécutif méritaient des félicitations pour leur travail professionnel dans la relance de l’usine.
Au moment de mettre en ligne, il avait été impossible de parler avec Guy LeBlanc, président-directeur de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour.