Alexandre Gauthier, vice-président aux affaires externes de l'AGE, a accueilli les membres du Conseil d'administration costumé en dinde. Il est accompagné de François Landry, attaché politique de l'AGE.Photo, L'HEBDO JOURNAL
Les dindons de la farce
L'Association générale des étudiants de l'UQTR déplore la hausse des frais de scolarité
Alors que le budget 2006-2007 de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) ait enregistré un surplus de 7,8 millions $, l'Association générale des étudiants de l'UQTR (AGE) déplore la décision de l'administration de l'UQTR d'augmenter les frais afférents de 160 $ par année, totalisant une source de revenu supplémentaire de 1,44 million $, soit le même montant que le surplus anticipé dans le budget 2007-2008.
Il y a maintenant près d'un an que l'Association générale des étudiants de l'UQTR conteste, sans succès, la hausse des frais afférents. L'Université, qui justifiait cette augmentation par les difficultés financières de l'établissement, vient toutefois d'enregistrer un surplus de 7,8 millions $ pour l'année dernière. Or, l'UQTR s'apprête à adopter le prochain budget, visant l'augmentation prévue. Selon Alexandre Gauthier, vice-président aux affaires externes, la hausse des frais afférents n'est pas légitime. «Ça fait plusieurs mois que nous questionnons l'administration au sujet de cette rentrée d'argent, prise dans les poches des étudiants et nous restons toujours sans réponse. Pas moyen de savoir exactement où va notre argent et à quoi elle sert», déplore-t-il, mentionnant que l'Université se sert des étudiants pour finaliser son budget. Selon l'AGE, le salaire moyen d'un étudiant inscrit au premier cycle frôle à peine le seuil de la pauvreté fixé à 10 000 $ par année. «Si on regarde les chiffres des dernières années, c'est plus payant pour un jeune de se mettre sur le bien-être social que d'aller à l'école. La hausse des frais devrait priver l'accès à l'université à près de 13 000 étudiants. Quelle importance le Québec veut-il accorder à l'éducation?», ajoute-t-il. Ainsi, l'AGE propose le réengagement de l'état dans les universités québécoises. «Les étudiants sont les dindons de la farce. L'Université va chercher de l'argent là où c'est le plus simple, mais ce n'est vraiment pas la solution. Et ce qu'on remarque, c'est qu'on paye plus cher, mais qu'il n'y a rien qui change, pas plus de service, pas d'embauche de professeurs ni d'achat de matériel»