Le duo Tricot Machine, récipiendaire du Félix de la Révélation de l'année au dernier gala de l'ADISQ, a rencontré les étudiants du Collège Laflèche dans le cadre des grandes rencontres de l'institution. Sur la photo, nous apercevons Catherine Leduc et Mathieu Beaumont de Tricot Machine, entouré des étudiantes Marie-Eve St-Onge Trudel, Amélie Richard St-Ours, Josiane Lampron et Alexandra Carignan. Photo, L'HEBDO JOURNAL
Complices dans la vie et sur la scène
Tricot Machine garde les deux pieds sur terre malgré le succès
Avant d'être un duo sur scène, ils sont d'abord et avant tout un duo amoureux dans la vie de tous les jours. Sacré «Révélation de l'année» lors du dernier gala de l'ADISQ, Tricot Machine est composé de deux jeunes Mauriciens, Catherine Leduc et Mathieu Beaumont. Ils sont venus partager leur cheminement et leur nouvelle réalité avec les étudiants du Collège Laflèche dans le cadre des grandes rencontres de l'institution.
L'histoire de Tricot Machine a véritablement débuté il y a à peine deux ans, en 2005, alors que Catherine, originaire de Ste-Angèle-de-Laval, et Mathieu, natif du secteur Pointe-du-Lac, sont découverts par un producteur. «Il n'y a pas vraiment de recette pour avoir du succès. Le déclic s'est surtout fait quand Daniel (le frère de Mathieu) a commencé à nous écrire des textes. C'est un parolier extraordinaire», mentionne Catherine.
Selon les deux jeunes adultes, âgés de 28 ans, jamais ils n'auraient pensé qu'ils pourraient, un jour, vivre des fruits de leur propre musique. «La probabilité de produire un disque est faible alors le fait que le notre connaisse autant de succès c'est tout simplement formidable», raconte Mathieu.
Une nouvelle réalité
D'après le sympathique duo, depuis la sortie de leur album et surtout depuis leur consécration lors du gala de l'ADISQ, leur quotidien a fait un virage à 180 degrés. «C'est assez étrange de voir que ta réalité quotidienne change du jour au lendemain et que tu peux être reconnu partout. Pour notre part, nous sommes restés les mêmes personnes qu'avant», témoignent-ils.
Les origines
À leurs débuts, le milieu de la musique ne leur était pas totalement étranger, notamment à Mathieu. «J'ai appris la base de la musique avec les Petits Chanteurs de Trois-Rivières et j'ai déjà été membre d'un groupe punk rock de la région, Brainpucker. Au Cégep, j'ai poursuivi mes études en musique, mais je me suis rendu compte qu'il n'y avait pas vraiment de débouchés dans ce milieu. Finalement, je me suis dirigé vers un baccalauréat en biologie et ce n'est qu'en 2004 que j'ai commencé à faire de la musique avec Catherine», précise-t-il.
Pour sa part, Catherine a plutôt étudié dans le domaine du textile, plus spécifiquement dans celui du tricot et, par le fait même utilisait une machine à tricoter. «Tricot Machine, Mathieu trouvait que ça faisait un beau nom de groupe», informe-t-elle en regardant son amoureux sourire en coin.
Un rêve éveillé
Avec les Félix de Révélation de l'année et de pochette de disque de l'année dans leur valise, les deux comparses doivent se pincer pour être bien certains qu'ils ne rêvent pas. «Pour la première fois de ma vie je fais quelque chose qui m'intéresse réellement. Il faut en profiter pendant que ça passe et saisir le moment présent», signale Catherine.
De duo dans la vie à duo sur scène, les amateurs ne demeurent pas insensibles à la musique de Tricot Machine. «Il y a un sourire dans vos chansons et il y a un sourire dans vos personnalités», conclut le professeur Gyslin Demers.