Jérôme Minière sera de passage le 17 novembre prochain à Trois-Rivières. Photo, Sylvain Dumais
Voyageur poétique
Jérôme Minière nous offre Cœurs à la Maison de la culture
Autodidacte, doué pour la musique, la programmation et l'écriture de textes, Jérôme Minière est un de ses artistes encore trop peu connus et qui, pourtant, a tout pour être dans la cour des grands. De passage pour une première fois à la Maison de la culture de Trois-Rivières, il nous livrera, le 17 novembre prochain, son tout récent opus, sortit il y a tout juste un mois.
De la guitare à la réalisation, en passant par le piano et la poésie, Minière manie les sons et les mots dans un équilibre des plus réussi. Du haut de ses 35 ans – qu'il ne fait soit dit en passant pas du tout – l'artiste a fait beaucoup de millage depuis son arrivée au Québec en 1996. Six albums, une bande sonore, la réalisation de l'album de Michel Faubert intitulé La fin du monde et de la chanson Le désir comme tel, de Dumas, on parle de lui comme d'un style parfois sombre et lumineux, parfois tordu et posé. Promenant le regard entre son interlocuteur, le plafond et le plancher, hésitant, Minière s'identifie très bien à cette dualité qu'on lui attribue.
Malgré son important bagage musical, Jérôme Minière demeure toutefois encore une figure négligée du show-business québécois. «Il y a maintenant onze années que je fais de la musique et pourtant, les radios commerciales continuent de bouder ma poésie. Après avoir gagné un Félix à l'ADISQ en 2003, les radios populaires m'ont invité dans leur studio, mais n'ont pas passé ma musique en ondes. Je trouve ça dommage. Pour vivre, je dois emprunter différents chemins et c'est pour ça que je tente de toucher à toutes les facettes de la création en écrivant aussi pour d'autres artistes.
Cœurs, qu'il nous présentera à la Maison de la culture, est un album tout simple et personnel. «J'ai l'intention de me payer un chouette spectacle à Trois-Rivières. Sur scène, l'émotion qui naît du plaisir que j'éprouve à me retrouver face aux gens fait en sorte que ma voix n'est pas du tout la même qu'en studio. C'est tellement agréable de donner aux gens l'impression de voyager».