Selon le porte-parole officiel de l'entreprise, la vente est aujourd'hui complètement exclue des scénarios. L'usine sera donc démolie.
Norsk Hydro: «Il faut être clair: c'est vraiment la fin»
Joint par téléphone vendredi après-midi, le porte-parole officiel de Norsk Hydro a exprimé clairement que l'entreprise norvégienne venait de rendre sa décision finale.
«Même si la ministre Julie Boulet a dit ce matin qu'il y avait encore de l'espoir, il faut être clair: c'est vraiment la fin», a affirmé Ahmed Galipeau.
Dès lundi, le mobilier, les pièces d'équipement, les appareils technologiques commenceront donc à être vendus. Une opération qui pourrait prendre quelques mois. «On pense que ça va prendre jusqu'au printemps pour vendre les actifs. Ensuite, quand l'usine sera vide, on pourra commencer à démanteler», détaille M. Galipeau, soulignant que les recherches pour trouver un nouveau propriétaire avaient duré deux années complètes avant que l'entreprise norvégienne ne jette l'éponge. «Il y a eu des pourparlers très très courts avec certaines personnes intéressées, mais il n'y a jamais eu d'offre formelle ni même de dossier sérieux»,affirme le porte-parole, contredisant ainsi les rumeurs, selon lesquelles un et même deux acheteurs sérieux étaient en lice pour obtenir l'usine.
Pour le moment, Norsk Hydro allègue que le statu quo lui coûte cher et que le délai accordé au gouvernement, fin septembre, était expiré. «On a toujours fait ce qu'on a dit. On avait parlé de fin septembre et nous sommes le 28. On ne pouvait pas continuer comme ça. Tant que l'usine est encore là, il y a encore des employés pour la surveillance, les dernières livraisons, le traitement des derniers résidus. Ça coûte très cher», souligne M. Galipeau.