Le député Guy André
Photo, archives L'Écho de Maskinongé
Le vote à visage découvert: une question de respect des
principes et des valeurs qui guident la société québécoise
Le député Guy André se prononce
Le député de Berthier-Maskinongé à la Chambre des Communes, Guy André, a précisé ses convictions au sujet de la décision d’Élections Canada de permettre le vote à visage couvert lors des prochaines élections fédérales qui se tiendront dans trois circonscriptions du Québec, le 17 septembre prochain.
C’est la décision d’Élections Canada qui permettra aux femmes de voter voilées en présentant une pièce d’identification avec photo ou un autre document qui prouve leur identité qui suscite actuellement les débats. Il faut se rappeler que lors des élections québécoises de mars dernier, le directeur général des élections du Québec, Marcel Blanchet, avait soulevé la controverse en permettant dans un premier temps aux femmes musulmanes de voter voilées si elle le désirait. M. Blanchet avait fait marche arrière quelques jours avant la tenue du vote et décrété que toute personne habilitée à voter devait le faire à visage découvert.
« Je tiens à rassurer les citoyens et les citoyennes de Berthier-Maskinongé dont plusieurs ont contacté mon bureau à ce sujet. Le vote est un acte citoyen qui doit se faire à visage découvert, d’autant plus que les électeurs doivent maintenant s’identifier lors du vote. Il est inadmissible de permettre le vote à visage couvert dans notre société démocratique. D’ailleurs, au Québec, pour l’obtention de son permis de conduire ou de sa carte d’assurance-maladie, la loi exige une photo à visage découvert. Ce principe de société vaut aussi pour le vote et tous les citoyens doivent s’y conformer. La décision d’Élections Canada est inacceptable, car un débat a déjà eu lieu au Québec. Notre société a opté pour ce choix et ce n’est pas Élections Canada qui va nous imposer une façon de faire contraire. Le Bloc Québécois conteste donc avec force cette décision et demande de la modifier immédiatement. C’est une question de respect des principes et des valeurs qui guident la société québécoise », a conclu le député André.
Photo, archives L'Écho de Maskinongé