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La vigilance et la transparence sont incontournables

Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité

Jean-Paul Plante par Jean-Paul Plante
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Article mis en ligne le 20 août 2007 à 11:03
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La vigilance et la transparence sont incontournables
Le député Guy André
La vigilance et la transparence sont incontournables
Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité
À l’aube de l’ouverture du Sommet de Montebello, réunissant les chefs d’État du Mexique, des États-Unis et du Canada, il est opportun de se questionner et de demeurer vigilants. En effet, en tant que membre du Comité permanent du commerce international à la Chambre des communes, j’ai déjà rencontré plusieurs intervenants préoccupés par le Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité. Je comprends donc les inquiétudes qui se manifestent actuellement. Ce Partenariat a été inauguré en mars 2005 afin de renforcer la compétitivité nord-américaine pour semble-t-il améliorer la qualité de vie des citoyens par une plus grande coopération. Dans un premier temps, il faut dire qu’il s’avère tout à fait légitime que les représentants des trois pays discutent ensemble pour favoriser et faciliter le commerce. Mais comme il ne s’agit pas d’un traité en tant que tel mais plutôt d’une rencontre avec les grandes entreprises du secteur privé et que le contenu des discussions demeure secret, il y a de bonnes raisons de s’inquiéter.

Pourquoi ? Parce que plusieurs sujets abordés touchent des domaines vitaux pour la population tels que l’eau douce, l’énergie, les pesticides et les mesures de sécurité. D’ailleurs, on menace peut-être déjà notre sécurité alimentaire, car nous avons appris en mai dernier que le Canada allait harmoniser sa réglementation concernant la limite permise de résidus de pesticides sur les fruits et légumes avec les États-Unis. Le problème, c’est que seulement 10% des normes américaines sont plus strictes que les normes canadiennes. Va-t-on niveler nos normes par le bas pour satisfaire les États-Unis ? Que fait-on de la santé de la population ? C’est lors de cette rencontre qu’une proposition d’un des groupes de travail visait à multiplier par cinq la production des sables bitumineux de l’Alberta sans se soucier des conséquences environnementales. Que dire de la menace qui plane sur notre eau douce. Allons-nous permettre de l’exporter sans le consentement de la population ? C’est d’ailleurs pour cette raison que le Bloc Québécois a fait adopter à la Chambre des communes une motion demandant au gouvernement conservateur d’entamer des discussions avec ses partenaires de l’ALENA afin d’exclure l’eau de cette entente. Seul les conservateurs se sont opposés à la motion.

Je considère que ce partenariat est un enjeu important et qu’il doit nécessairement être soumis à un débat social élargi et à un débat à la Chambre des communes de façon à protéger les droits et libertés des citoyens de toute l’Amérique du Nord. Aucun gouvernement démocratique n’a le droit de cacher ce genre de discussion à la population. Bref, qu’ils cessent de se réunir de cette manière, qu’ils mettent un frein aux pourparlers en cours, qu’ils ouvrent le débat avec tous les parlementaires et qu’ils offrent des tribunes à la société civile et aux groupes. C’est pourtant simple, qu’ils respectent la démocratie.



Guy André

Député de Berthier-Maskinongé

Membre du Comité permanent du commerce international

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