Depuis maintenant onze mois, suite à l'incendie de leur maison, Manon et Denis Boissonneault vivent avec leurs deux enfants et leurs deux chiens dans une roulotte à proximité du garage familial, rue st-Édouard dans le secteur Cap-de-la-Madeleine malgré des demandes répétées auprès de leur compagnie d'assurance. Photo, L'HEBDO JOURNAL
Un incendie qui laisse des traces
Contre son gré, la famille Boissonneault est en camping depuis 11 mois
Certains événements peuvent faire basculer notre existence et la modifier bien malgré nous. C'est justement ce qui est arrivé à la famille Boissonneault le 18 août 2006 alors qu'un incendie a ravagé une bonne partie de leur maison située dans la municipalité de St-Maurice. Depuis ce triste événement, il y a onze mois, les quatre membres de la famille vivent dans une roulotte, en dépit de demandes répétées auprès de leur compagnie d'assurance.
Faire du camping en famille c'est bien beau, mais en faire pendant onze mois est une tout autre histoire. Depuis l'incendie de leur maison, Denis et Manon Boissonneault, leurs deux adolescents de 13 et 17 ans, ainsi que leurs deux petits chiens, vivent dans un environnement restreint, dans la roulotte familiale, de façon quotidienne, près du garage de M. Boissonneault, rue St-Édouard du secteur Cap-de-la-Madeleine. «Nous n'avons jamais eu d'aide de la compagnie d'assurance. Ils nous ont laissés dans le néant sur toute la ligne en nous disant de mettre nos dépenses sur nos cartes de crédit», déplore M. Boissonneault tout en mentionnant qu'il paiye des primes d'assurances depuis 21 ans.
«Nous étions en camping lorsque l'incendie s'est déclaré et nous n'avons rien à nous reprocher. Selon les pompiers, le feu était d'origine électrique. Toutefois, l'expert en sinistre de la compagnie d'assurance n'était pas d'accord avec cette version. Ce dernier, que nous surnommons le p'tit Colombo, essaie de rejeter le blâme sur notre fils. Ce dernier doit être suivi par un psychologue depuis cet événement», informent Denis et Manon Boissonneault.
En colère
«On paye encore notre maison même si on ne la possède plus. Nous avons perdu une bonne partie des souvenirs que nous avions à cet endroit, la majeure partie de nos meubles, nos vêtements et maintenant nous devons surmonter encore une épreuve. Le monde qui nous entoure n'en revient pas de ce que nous devons subir. On a l'impression que la compagnie d'assurance rit de nous. Ça fait onze mois qu'on se bat pour être payé et nous n'avons toujours pas vu la couleur de notre argent. Faire écoper une famille et des enfants comme ça ce n'est pas humain», dénonce le couple Boissonneault.
Le dossier suit son cours
Présentement, le dossier de la famille Boissonneault est entre les mains des avocats de la compagnie d'assurance et de l'avocat Yves Boucher qui représente la famille. Selon lui, les procédures judiciaires devraient se mettre en branle au début du mois de septembre. De plus, d'après les dires de M. Boissonneault, il s'agit d'un combat entre David et Goliath. «Nous avons un support incroyable de nos familles, nos amis et de notre clientèle. Leur soutien nous aide à passer à travers ces épreuves. On essaie de rester le plus optimiste possible, car nous n'avons rien à nous reprocher», conclut-il.
«Faire écoper une famille et des enfants comme ça ce n'est pas humain!»
Rejean Boudreault
Commentaire mis en ligne le 27 juillet 2007Moi et mon épouse trouvont que c'est très très malheureux de voir un couple et ses deux adolescents qui son obligés de vivrent dans une roulotte depuis onze mois.
Nouts avons vécu une situation identique lors des innondations à Montréal en 1987. Nous n'étions pas assurés pour ce type de sinistre (Act of God).Surtout pour le moral des gens (et non pas la perte des biens meubles) ces personnes en situation de CRISE devraient pouvoir trouver de l'aides afin de stabiliser leurs situations le plus vite possible.