L'usine Norsk Hydro de Bécancour a fermé ses portes le 13 avril dernier.
L'objectif de 50% de replacement presque atteint chez Norsk Hydro
Près de la moitié des ex-employés de l'usine de Norsk Hydro ont trouvé un nouvel emploi et sont déjà entrés en poste. C'est l'heureux constat des responsables du comité d'aide au reclassement des travailleurs, un mois et demi après la fermeture de l'usine de Bécancour.
«On voulait atteindre un taux de replacement de 50% avant la fin et on a aujourd'hui 132 personnes qui occupent un nouvel emploi sur les 298 syndiqués dont on a le mandat de s'occuper», explique Pierrette Jacob, présidente du comité d'aide au reclassement.
Formellement, c'est donc 44% des syndiqués qui ont intégré un nouvel emploi à ce jour, cela sans compter les départs à la retraite, la vingtaine de retour aux études et les dix-huit projets de démarrage d'entreprise en branle à ce jour. Un excellent taux et un replacement rapide selon Mme Jacob, qui précise que la foire de l'emploi organisée spécifiquement pour les ex-employés de Norsk Hydro en mai a été particulièrement fructueuse. «Beaucoup d'ex-employés sont venus et plusieurs ont trouvé quelque chose qui leur convenait», soutient Pierrette Jacob, qui indique aussi que la plupart des personnes replacées avaient accès à des conditions «très acceptables» au niveau salarial.
«On a beaucoup de personnes entre vingt et trente dollars de l'heure. C'est souvent un peu plus bas que ce qu'ils avaient, mais dans le contexte d'un nouvel emploi c'est très bien. Ce qui est moins facile, c'est de retrouver les conditions générales comme les vacances et les assurances. Ça varie beaucoup selon les entreprises», fait valoir Mme Jacob.