Crimes sexuels contre des enfants : Miguël Blais risque 3 ans de prison


Publié le 20 avril 2017

(Photo TC Media – Archives)

JUSTICE. Miguël Blais, cet individu de 31 ans de Trois-Rivières qui a reconnu sa culpabilité dans une affaire de crimes sexuels impliquant notamment un bébé d’à peine deux ans, risque maintenant jusqu’à 36 mois de prison. Le juge a pris la cause en délibéré. Une décision sera rendue le 8 juin. 

Dans le cadre des plaidoiries sur sentence qui se sont déroulées jeudi, au palais de justice de Trois-Rivières, le procureur Me Jean-Marc Poirier, a réclamé une peine de 30 à 36 mois d’emprisonnement. Il souhaite également que son nom soit inscrit au registre des délinquants sexuels.

La poursuite a insisté sur les facteurs aggravants ; la nature des actes criminels commis par l’accusé, la longue période sur laquelle ils ont été perpétrés, la quantité de matériel sexuel illégal mettant en scène des mineurs, « son passage à l’acte » et finalement, les conséquences terribles des gestes de Blais sur la vie de ses victimes.

Me Alexandre Biron, à la défense, a plutôt suggéré une peine d’emprisonnement de deux ans mois un jour assorti d’une période de probation. Il a rappelé le fait que son client a reconnu ses crimes dès le départ et qu’il a exprimé des remords. Il a également souligné qu’il « a tout fait pour se faire aider » en entamant une thérapie sexologique quelques mois après son arrestation. D’ailleurs, jusqu’à mars dernier, Blais voyait un intervenant à raison d’une fois par semaine.

La tête basse, l’accusé s’est présenté à la barre des témoins où il a fait part de ses regrets. Il a admis être conscient « de tout le mal qu’il a fait aux gens autour de lui » et qu’il était prêt à répondre de ses actes. Il s’est dit lui même brisé par les évènements.

Le juge Jacques Lacoursière rendra sa décision le 8 juin, mais une chose est certaine, Blais prendra le chemin des cellules. 

Plus de 5 000 fichiers de pornographie juvénile

Rappelons que l’individu a plaidé coupable à des accusations de possession, d’accession et de production de pornographie juvénile sur une période de cinq ans, soit de juillet 2010 à avril 2015. Blais a aussi reconnu avoir agressé sexuellement un enfant âgé de deux ans. Il aurait d’ailleurs pris en photo sa jeune victime lors des actes sexuels survenus en 2010, mais ce n’est pas tout. Il a également enregistré un plaidoyer de culpabilité sur des chefs de voyeurisme, de possession de cannabis et de vol simple.

À la suite d’une perquisition au domicile de l’accusé, le 8 avril 2015, les enquêteurs de la Sureté du Québec ont saisi du matériel informatique. Les policiers ont notamment retrouvé sur son ordinateur 3 343 photos et 385 vidéos à titres évocateurs et dans lesquelles de jeunes filles âgées de 2 à 15 ans subissent des agressions sexuelles.

Dans une déclaration incriminante, l’accusé a mentionné la « curiosité » et « l’adrénaline » ressentie pour expliquer ses actes.