La Fromagerie L'Ancêtre: la tradition au cœur de la technologie

L'entreprise bécancouroise célèbre ses 25 ans en 2017


Publié le 8 février 2017

Espace de production/emballage de la Fromagerie L'Ancêtre

©(Photo gracieuseté)

BÉCANCOUR. C’est en 1992 que la Fromagerie L’Ancêtre a vu le jour. Le projet a démarré bien humblement, par un groupe de dix producteurs laitiers qui envisageaient de façon différente le travail de la terre. Puis, graduellement, le volume a augmenté.

Aujourd'hui, l'entreprise de Bécancour transforme environ 7 millions de litres de lait bio, ce qui équivaut à quelque 700 000 kilos de fromage par année. La Fromagerie produit aussi du beurre. D'ailleurs, l'une des bonnes années, l'entreprise avait produit autour de 450 000 kilos de beurre.

Le directeur de la Fromagerie L'Ancêtre, Rock Bisson, affirme que 60% du chiffre d'affaires de l'entreprise se retrouve dans l'Ouest canadien, 20% en Ontario et 20% au Québec.

Mais qu'est-ce qui distingue la Fromagerie L'Ancêtre des autres fromageries? Rock Bisson mentionne sans aucun doute que c'est son caractère biologique.

«Nous sommes la seule à être 100% bio. Les autres fromageries sont ce qu'on appelle «conventionnelles». Certaines mixent aussi le volet bio et le volet traditionnel. Mais L'Ancêtre est la plus grosse fromagerie bio au Canada», assure le directeur.

Il ajoute également que ce qui permet à l'entreprise bécancouroise de se démarquer, c'est sa capacité à fournir de gros joueurs. «C'est ce qui nous permet notamment de tirer notre épingle du jeu, malgré qu'il y ait de la compétition de plus en plus.»

M. Bisson tient à préciser que la Fromagerie L'Ancêtre utilise du lait bio, 100% pur. «On n'utilise aucune substance laitière modifiée. On veut que nos listes d'ingrédients soient courtes et simples, soutient-il. On fait du fromage comme les artisans faisaient du fromage à l'époque.»

Pour lui, le succès de l'entreprise se résume en deux mots: innovation et passion. «On est tous des passionnés, des gens sur les fermes aux gens qui travaillent à l'usine, en passant par les dirigeants. Il faut être passionné quand on travaille dans le bio, croit-il. On fait beaucoup d'heures, mais on ne s'en aperçoit pas, parce qu'on aime ça. C'est l'amour du produit, de vouloir faire des bons produits, et le respect de nos clients.»

Beaucoup d'investissements

Rock Bisson est arrivé à la direction de L'Ancêtre en mai 2012. De mai 2012 à aujourd'hui, l'entreprise a investi quelque 5 millions $, que ce soit, entre autres, pour moderniser l'usine, faire différentes mises à niveau, acheter des équipements, ou encore construire une petite usine pour le traitement des eaux.

Aux dires du directeur général, les prochaines années seront plus tranquilles côté investissements. «Pour le moment, on est dans notre plan stratégique, plan de relève et plan de marketing national. À partir de là, des décisions vont être prises», laisse-t-il tomber.

Par contre, il admet que les dirigeants étudient beaucoup de possibilités. «On envisage d'autres investissements, autant en ce qui a trait aux équipements qu'à un agrandissement. Mais c'est seulement à l'étude. On a investi beaucoup et on regarde sérieusement quels seraient les prochains investissements», indique le directeur de l'entreprise d'une cinquantaine d'employés.

Être un leader mondial…et le rester

La Fromagerie L'Ancêtre est leader mondial dans le marché et la marque est #1 au Canada. Selon Rock Bisson, pour être #1, il faut être innovateur. «On innove en extensionnant la gamme et on se démarque de nos compétiteurs.»

Pour développer de nouveaux produits, le directeur général regarde ce que font les autres, observe les tendances et lit beaucoup sur le sujet. Depuis qu'il est entré en poste, la Fromagerie L'Ancêtre a mis une dizaine de nouveaux produits sur le marché. D'abord, une gamme de trois fromages légers (18% de matières grasses) a vu le jour, suivie de deux beurres, un fromage fumé, un fromage à 50% moins de sel (une première au monde), ainsi que trois fromages à saveur contenant 7% de matières grasses et 50% moins de sel.

«On se démarque, on a beaucoup de créneaux. On regarde pour sortir de nouveaux produits. On veut être vu comme des visionnaires.» Toutefois, la standardisation est un élément essentiel aux yeux de M. Bisson. «Quand je suis arrivé ici, j'ai fait un changement de procédé, pour une meilleure qualité et une meilleure uniformité des produits…dans l'idée d'avoir le moins de variations possible, c'est-à-dire que nos produits soient toujours pareils.»