Deux associés de calibre pour propulser Epsilia

Marianne Côté marianne.cote@tc.tc
Publié le 28 octobre 2016

Le vice-président du conseil de Power Corporation, Henri-Paul Rousseau, est l'un des nouveaux actionnaires de l'entreprise trifluvienne Epsilia.

©Photo TC Media - Marianne Côté

ÉCONOMIE. Devenue un joueur majeur au Québec, l’entreprise trifluvienne Epsilia est passée à un tout autre niveau afin de faire connaître son expertise dans le domaine de la traçabilité sur le marché international. En ajoutant du poids au sein de son groupe, elle a désormais tous les outils en main pour propulser ses rêves de grandeur.

Le président et directeur général d’Epsilia, Alain Lemieux, trépidait d’impatience à l’idée d’annoncer publiquement la grande nouvelle à la trentaine d’acteurs régionaux et partenaires réunit à l’hôtel Delta pour l’occasion. Il faut dire qu’il avait une bonne raison de célébrer, vendredi matin. 

Deux nouveaux actionnaires connus du monde des finances se sont joints au groupe, qui demeure cependant toujours sous le contrôle de ces propriétaires actuels. Il s’agit d’Henri-Paul Rousseau et de Bernard Dorval. 

M. Lemieux est persuadé que leur arrivée permettra à Epsilia de se doter des moyens nécessaires pour réaliser ses grandes ambitions : accélérer sa croissance, améliorer ses technologies et mieux se positionner à l’international. 

L’entreprise vient d’ailleurs de se doter d’un plan d’action ambitieux pour 2016-2021. «On cible un volume d’affaires de 20 à 30 millions $ et un taux de rentabilité de 30 % par année. Il faudra donc se dynamiser et investir pour supporter notre croissance. Des projets d’alliances et d’acquissions sont même déjà à l’étude», a révélé M. Lemieux, ajoutant que de grandes annonces s’en venaient pour son entreprise.

Alain Lemieux, président-directeur général d'Epsilia

Photo, Martin Sylvestre

La société prévoit aussi investir 1 million $ sur deux ans pour développer sa technologie.

À une époque où les gens veulent plus que jamais savoir d’où vient le produit qu’ils ont acheté, l’avenir d’Epsilia semble prometteur. Il n’en fallait pas plus pour convaincre Bernard Dorval d’embarquer dans l’aventure. «Les grandes opportunités sont dans le white space, soit l’endroit où il y a des besoins à combler et où il n’y a encore personne pour le faire. Epsilia évolue justement dans un de ces domaines!», a-t-il déclaré.

«Les consommateurs d’aujourd’hui veulent plus de transparence. Ils veulent suivre à la trace son produit, de la ferme à l’assiette», a pour sa part ajouté Henri-Paul Rousseau, l'ancien patron de la Caisse de dépôt et de placement du Québec.

C’est d’ailleurs une histoire de homard qui est à l’origine de son mariage avec Epsilia. En achetant un homard, M. Rousseau a remarqué un numéro de série sur la pince de celui-ci. Il a entré la série de chiffres sur le site web indiqué. C’est là qu’il a appris où son produit avait été pêché, à quelle date et par quel pêcheur. 

«Pourquoi ne pas faire pareil avec mon entreprise acéricole La Coulée Franche?», s’est-il alors demandé. Il a pris contact avec Epsilia pour développer le logiciel TrAcéricole, un outil pour retracer les produits de l’érable. Et voilà ! La magie venait de s’opérer.

Epsilia en quête de main d’œuvre 

L’entreprise est à la recherche d’une dizaine de nouveaux spécialistes pour poursuivre son développement. Elle doit cependant faire face à une pénurie de main-d’œuvre qui touche les entreprises en technologies de l’information. Avec seulement une trentaine de finissants par année en Mauricie, les employeurs se les arrachent littéralement. 

Devant la demande beaucoup trop élevée pour l’offre, les entreprises de ce domaine en croissance avaient eu l’idée de se regrouper en février dernier pour offrir des formations.