Ils réclament 40 millions de dollars


Publié le 13 février 2017

Regroupement des organismes en éducation populaire autonome de la Mauricie réclame 40 M$ pour soutenir les activités de ses membres.

©(Photo gracieuseté)

COMMUNAUTÉ. Les organismes communautaires en défense collective des droits rassemblés au sein du Regroupement des organismes en éducation populaire autonome de la Mauricie (ROÉPAM) réclament un investissement de 40 millions de la part de François Blais, ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

« Le gouvernement du Québec n’indexe pas les organismes en défense collective des droits depuis 2009, ce qui affecte directement les services à la population », souligne Marc Benoît, coordonnateur du ROÉPAM.

Selon lui, cette absence d’investissement de la part du  gouvernement a un impact direct sur la vie des citoyens de la Mauricie et plusieurs n’auront bientôt plus de recours disponibles.

Plus précisément, l’absence totale d’indexation du financement affecte une douzaine d’organismes de la région qui rendent des services fort utiles, tels que l'aide aux locataires de logements, la défense des personnes retraitées et préretraitées, le soutien aux gens vivant de l’aide sociale ou de l’assurance-emploi ainsi que la défense des travailleurs et travailleuses non-syndiqués.

Une mort à petit feu…

L’absence totale d’indexation depuis neuf ans équivaut à une baisse de financement telle que les organismes en défense collective des droits risquent de devoir mettre à pied des employés expérimentés, de réduire les heures d’ouverture ou même de  fermer leurs portes. Si la tendance se maintient, les premières victimes seront les citoyens qui n’auront plus de ressources pour faire valoir leurs droits.

 «M. Blais doit entendre l’appel des organismes en défense collective des droits et accepter que leur travail est capital pour les plus démunis», conclut Marc Benoît.