Pyrrhotite: la marche de solidarité est un ultimatum

Audrey Leblanc audrey.leblanc@tc.tc
Publié le 21 avril 2015

Yvon Boivin, président de la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite.

©TC Media - Audrey Leblanc

PYRRHOTITE. Devant le refus du gouvernement fédéral et de nombreuses villes et municipalités de la région à venir en aide aux victimes de la pyrrhotite, la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite (CAVP) s'apprête à jouer sa dernière carte : la marche de solidarité du 30 mai.

«La marche est un ultimatum, lance Yvon Boivin, porte-parole de la CAVP. Sans mobilisation régionale, on ne peut pas espérer faire bouger le gouvernement fédéral. La mobilisation, c'est la seule chose qui nous reste. Tous les maires doivent être présents à la marche.»

La Coalition a demandé la solidarité des villes et municipalités de la région, mais seulement Trois-Rivières, Saint-Boniface, Saint-Étienne-des-Grès et Bécancour ont répondu positivement à l'appel. «Les autres villes et municipalités ont refusé de nous aider ou n'ont pas répondu à notre demande», indique M. Boivin.

«On se fait dire que les lettres qu'on a envoyées ont été perdues dans certaines municipalités, mais on ne croit pas ça, poursuit ce dernier. C'est une raison facile à donner.»

Mentionnons que la Ville de Trois-Rivières verse 37 sous par citoyen à la Coalition, tandis que Saint-Boniface, Saint-Étienne et Bécancour versent 25 sous par citoyen. «Shawinigan a refusé d'aider les victimes de la pyrrhotite en disant qu'ils n'ont pas de budget, mentionne M. Boivin. Mais on leur demande seulement 25 sous par citoyen.»

Rappelons que la marche de solidarité pour les victimes de la pyrrhotite se tiendra le 30 mai dès 9h30. Le départ se fera à la bâtisse industrielle de Trois-Rivières. Les marcheurs se rendront jusqu'au parc portuaire.