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Le volleyball masculin gravement malade

Photo, Volleyball Québec.

Martin Sylvestre
Publié le 23 Mars 2012
Publié le 23 Mars 2012
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L’heure est grave pour le volleyball masculin, et ce, non seulement en Mauricie, mais bien dans l’ensemble de la province.

Sujets :
Réseau du Sport Étudiant du Québec , école secondaire Chavigny , Académie les Estacades , Territoire du RSEQ Mauricie , Volleyball Québec , Secteur Mauricie.La

Après avoir connu une belle croissance dans les années 90, la discipline est sur une pente descendante depuis ce temps. La région ne fait pas exception et est fortement atteinte par cette baisse de popularité auprès des garçons.

Au sein du Réseau du Sport Étudiant du Québec (RSEQ), secteur Mauricie, seulement trois équipes, toutes catégories confondues, font partie du circuit. Du nombre, une seule est implantée en sol trifluvien à l’école secondaire Chavigny.

«Le volleyball masculin est assez malade au Québec autant celui en salle que celui de plage. La situation se dégrade constamment et depuis environ cinq ans c’est alarmant», déplore Mathieu Poirier, directeur de la pratique sportive à Volleyball Québec.

Des explications

Pourtant, de nombreux jeunes participent activement aux activités de mini-volleyball au niveau primaire. À ce titre, lors du dernier tournoi du RSEQ, secteur Mauricie 62 jeunes volleyeurs masculins étaient en compétition.

À la lumière de ce chiffre, qu’est-ce qui a pu mener le volleyball masculin au niveau secondaire dans une impasse? Des intervenants du milieu tentent de répondre à cette question.

«L’émergence du football au secondaire et l’attrait du hockey nous coupent l’herbe sous le pied. Le manque d’entraîneurs au secondaire peut également être un facteur», indique Benoît Lafond, responsable de l’équipe de volleyball de la Mauricie aux prochains Jeux du Québec.

«On ne peut pas forcer les gars à faire du volleyball. On dirait qu’ils ne sont pas intéressés», signale Hélène Houde de l'Unité régionale de loisir et de sport de la Mauricie (URLSM).

«Ça fait deux ans que nous essayons de partir un programme de sport-études, mais nous n’avons jamais eu vraiment de demandes», énonce Jean-Philippe Moisan de l’Académie les Estacades et entraîneur-chef de l’équipe de volleyball de plage en Mauricie.

«Les gars sont sollicités de toutes parts et ont énormément de choix à leur arrivée au secondaire. Le volleyball gagne à être connu. Ce n’est pas un sport de filles même si c’est l’image qui est véhiculée, ça peut être très physique. Le fait qu’il ne soit pas télévisé peut aussi jouer dans la balance. Les jeunes n’en voit pas alors c’est moins attrayant», rajoute M. Poirier.

Redresser la barque

Toutefois, les filles n’ont pas ce problème, car elles sont en nombre un peu plus de deux fois supérieur aux garçons au mini-volleyball dans le RSEQ, secteur Mauricie.

La province ne s’en tire pas mieux au niveau secondaire. D’après les données de Volleyball Québec, les équipes féminines sont trois fois plus nombreuses chez les 14 ans et près de quatre fois chez les 15-16 ans.

Devant ce constat, il devient primordial d’agir rapidement afin de garder contact avec le volleyball masculin.

«Nous avons un comité qui travaille sur certaines solutions. Une des pistes envisagées serait d’amener le mini-volleyball au 1er cycle du secondaire. Les règles sont plus souples et ça permettrait aux jeunes de développer leurs techniques davantage», expose le directeur de la pratique sportive à Volleyball Québec.

«Ce serait bien d’avoir une tournée des joueurs universitaires dans les écoles afin de donner plus de visibilité au sport», communique M. Moisan.

De son côté, Benoît Lafond, également entraîneur des Lions de Chavigny apporte une autre idée.

«Nous pourrions repousser le premier tournoi de l’année plus tard en décembre, voire en janvier. Ce changement permettrait aux joueurs de football de s’inscrire sans que les saisons des deux sports ne se chevauchent», fait-il mention.

En voie de disparition

À moyen terme, la faible représentativité des gars pourrait même mettre en péril la présence du volleyball masculin aux Jeux du Québec. Auparavant, la région pouvait puiser dans le bassin de joueurs situés sur le territoire du RSEQ Mauricie, une option qui n’existe plus.

«La Fédération a changé les règles il y a quelques années», avise Hélène Houde.

Chaque année, on doit trouver des joueurs, souvent des débutants, et nous ne sommes pas compétitifs», se désole M. Lafond.

Malgré tout, les intervenants mauriciens espèrent que des jours meilleurs viendront. À ce titre, les jeunes intéressés à jouer au volleyball de façon compétitive sont invités à communiquer avec Benoît Lafond au benoit_lafond82@hotmail.com

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Francis Bibeau
    - 29 Mars 2012 à 11:47:28

    Le problème est beaucoup plus profond que ce que vous le dites. Les jeunes ne connaissent pas ce qu'est le volleyball de compétition il connaissent seulement le volleyball de camping. Difficile de les amener à un sport qui n'est aucunement attirant. C'est sur que la visibilité du sport est un des facteurs mais le fait principal est que les gens une fois sorti du sport encadrer non plus beaucoup d’intérêt a redonner au génération futur. Certaines personne en Mauricie sont très compétente pour entraîner mais ne veulent pas investir de temps.Je n'ai rien contre l'ordre de leur priorité, mais ce qui m'horripile le plus c'est quand je les entends dire c'est plate il n'y a plus de joueur de volley de qualité. Par le passé, certaines école secondaire comme Nicolet poussait beaucoup pour avoir des équipes de volley, j'ai fait mon secondaire là. Il continu d'avoir des équipe de volley aussi mais seulement en secondaire 5 plus difficiles qu'avant ou il y avait un benjamin un cadet et un juvénile. Le coté très technique du volleyball viens mettre un frein aussi parfois. Si tu veux être bon au volley tu dois connaitre des gestes techniques de bases. Mais pour quelqu'un qui commence, surtout un garçon, il veux voir des résultats rapidement. Faire une réception ya plusieurs facteur qui entre en ligne de compte que ce soit l’interception d'une trajectoire de balle, combiner avec un positionnement adéquat du corps des bras et ainsi de suite. Si tu n'utilise pas de bons éducatifs tu perds l'intérêt du jeune.

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