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Le BMX remonte la pente

Photo, Martin Sylvestre.

Martin Sylvestre
Publié le 16 Mai 2012
Publié le 16 Mai 2012
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Au début des années 80, le film «Le gang des BMX» a fait découvrir ce style de vélo à de nombreux jeunes. Dans les années 90, la discipline est tombée peu à peu dans l’anonymat jusqu’à ce qu’elle revienne en force dans le programme des jeux consacrés aux sports extrêmes, les X Games.

Sujets :
Québec , États-Unis , Phoenix

Au Québec, le BMX est également en voie de retrouver ses lettres de noblesse. C’est du moins l’avis du coureur Michaël Beaudoin. Malgré son jeune âge, le Trifluvien en est déjà à sa 13e année dans ce milieu assez sélect.

«Une grosse relève s’en vient chez les 8 à 12 ans, mais ça diminue beaucoup lorsqu’on atteint le côté élite. Les bourses ne sont pas alléchantes pour eux alors plusieurs quittent la discipline. C’est très dommage», signale-t-il.

Toutefois, les plus persévérants choisissent de s’expatrier aux États-Unis en raison des montants, souvent dans les milliers de dollars, remis aux vainqueurs des différentes épreuves.

«En plus, ce ne sont jamais les mêmes qui l’emportent alors ça devient très intéressant pour les participants», indique Michaël.

Ce dernier parle en connaissance de cause puisque l’an dernier, il a passé près de trois mois à Phoenix, en Arizona.

Malgré tout, la lumière semble se pointer au bout du tunnel.

«La Fédération nous soutient davantage et développe de plus en plus de pistes régionales pour faire évoluer le BMX», expose-t-il. À Trois-Rivières, les adeptes du sport peuvent se compter chanceux avec les pistes de Pointe-du-Lac et du parc des Ormeaux.

Extrême!

Michaël Beaudoin n’est pas seulement qu’un coureur élite, il est également un modèle pour les jeunes qui aimeraient un jour rouler dans ses traces.

Cette passion pour le BMX ne date pas d’hier pour le jeune homme de 20 ans.

«Je suis devenu assistant-entraîneur à 12 ans et, à 14 ans, on me confiait le poste d’entraîneur-chef de BMXCap. De plus, j’ai développé ma propre académie et je fais des camps un peu partout au Québec. J’adore transmettre mon expérience. Dans le BMX, c’est toujours un défi. Tu ne sais jamais ce qui va arriver lors des compétitions et à un certain niveau, ça peut devenir un sport extrême. C’est un stress qu’il faut vivre pour le comprendre», révèle le double détenteur d’un titre canadien au cours de sa carrière.

Maintenant entraîneur de l’équipe du Québec, Michaël prépare déjà son après-carrière.

«C’est certain que je participerai au prochain Championnat canadien, mais mes efforts seront plutôt concentrés vers l’entraînement des plus jeunes cette année», conclut-il.

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