«J'ai découvert ça complètement par hasard. Avec la gang du bureau, on voulait se payer un trip sportif par année et nous avons commencé avec le Nascar en 2005. La piqûre a pogné et nous ne sommes pas allés voir d'autres sports. Depuis ce temps-là nous y allons à tous les ans», mentionne René.
Contrairement à certains amateurs qui préfèrent les bolides similaires à la Formule Un, René ne s'en cache pas, pour lui c'est le Nascar et rien d'autre.
«Ce sont des gros bolides que nous pouvons retrouver dans la rue. Contrairement au baseball, hockey et football, les vedettes de la série sont accessibles», signale le plus fidèle partisan de Tony Stewart en sol trifluvien.
Émerveillement des enfants
Initié aux plaisirs de cette série typiquement américaine, papa René n'a pas trop tardé avant d'intéresser sa famille à sa passion.
«Quand j'ai été en Floride avec Andrée et les enfants nous sommes allés voir les pistes de Daytona et Homestead», avise-t-il. «J'ai toujours aimé les courses d'autos. À la base, nous sommes sportifs alors c'était seulement une discipline de plus. Quand on peut aller au Grand Prix de Trois-Rivières (GP3R) on trouve ça bien le fun avec l'ambiance, le bruit et les autos. De voir l'émerveillement des enfants ça n'a pas de prix», indique Andrée, la mère de Camille et Benjamin qui ont vécu leur première expérience de course automobile respectivement à 6 mois et deux ans et demi.
«Quand Maude était plus jeune, on écoutait les courses ensemble devant la télévision. Sa petite soeur Camille faisait sensiblement la même chose. Elle allait chercher ses moufles et venait s'asseoir avec nous pour l'écouter. Présentement, quand tu assois mon p'tit gars devant une course de Nascar, les deux mains lui ouvrent. Il aime ça», sourit René.
Le Grand Prix en famille
Même si leur père voyage aux États-Unis pour visiter les plus prestigieux circuits, celui de Trois-Rivières a un petit cachet unique, car c'est là que tout a commencé.
«La première étape a été d'acheter des moufles pour couvrir les oreilles des enfants. Ce n'est pas évident de leur faire mettre, mais après une demi-heure ils ne veulent plus les enlever. L'ambiance familiale et la proximité sont deux choses que j'aime à Trois-Rivières. Quand tu vas dans les gros ovales, tu n'as pas la possibilité de toucher aux voitures. Ici, tu peux te coller sur les chars, parler aux pilotes et aux mécaniciens. C'est une proximité que nous ne retrouvons nulle part ailleurs. Je trouve formidable l'initiative du vendredi soir d'avoir une porte ouverte. C'est une belle opportunité pour les gens moins fortunés de goûter à ça. Ça ne coûte pas des millions pour aller au GP3R, mais ce n'est pas donné à tout le monde. Mes enfants ne demandent pas nécessairement d'aller au Grand Prix, mais quand c'est le temps ils ne disent pas non. Ici, il y a toujours quelque chose à voir», transmet René dont la première expérience trifluvienne remonte à 2004.
«Je trouve ça le fun d'assister au Grand Prix en famille. Ce que j'aime le plus ce sont les accidents, car c'est drôle. De plus, je trouve ça impressionnant d'être si près des voitures», lance Maude, âgée de 13 ans.
«Pour nous, aller au Grand Prix est devenu une activité familiale», ajoute maman Andrée.
Expérience de couple
Le GP3R risque fort bien d'accueillir les Tessier pendant encore de nombreuses années. Toutefois, les projets familiaux ne manquent pas pour René et sa bande.
«C'est certain que je vais amener mon gars avec moi voir une course aux États-Unis quand il va avoir 12-13 ans pourvu qu'il soit capable de ne pas tout répéter quand nous serons de retour à la maison», rigole René.
Signe que la passion est maintenant bien ancrée chez tous les membres, Andrée et son conjoint vivront leur première expérience de couple en tant qu'adeptes de Nascar, cet automne au circuit de Loudon dans le New Hampshire.

