Passionné par le sport automobile, Dominic Fugère amène avec lui sa touche personnelle afin de donner davantage de saveur à l'événement sportif par excellence en sol trifluvien.
Pendant que plusieurs jeunes de son âge adhéraient à des sports d'équipe tels le soccer ou le baseball, Dominic a toujours eu une préférence marquée pour les moteurs.
«C'est une passion de p'tit gars. Pour moi, tout a débuté, oui avec le GP3R, mais aussi avec la course de motocross de mon village natal de Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Je n'y ai jamais participé, mais plus tard je me suis impliqué dans l'organisation», avise le grand manitou du GP3R.
Même si l'odeur du caoutchouc brûlé lui était plus que familière, Dominic était loin de se douter qu'un jour il occuperait le siège du conducteur de l'épreuve trifluvienne.
«Ça n'a jamais été un de mes objectifs de devenir patron d'une course automobile. Ce que je voulais c'était d'être journaliste et je l'ai été pendant une bonne partie de ma carrière. C'est justement dans cet emploi que j'ai couvert la course de fond en comble», indique-t-il.
Merci à la famille MéthotParmi les personnes qui l'ont aidé à avoir une meilleure vision de l'ensemble de l'événement, le nouveau directeur général ne peut pas passer sous silence l'apport de Marianne Méthot.
«Je lui dois beaucoup de ce que j'ai appris en relations publiques et en organisation de course automobile alors que j'étais bénévole au GP3R. Elle et son père (Léon) m'ont donné beaucoup de place même si j'étais un p'tit cul», mentionne Dominic.
Par la suite, le nouveau directeur général a fait le saut dans les ligues majeures alors qu'il a couvert le NASCAR et la Formule Un pendant quelques années.
«L'avantage que ça me donne est que j'en ai vu tellement, autant sur la piste qu'à l'extérieur! J'ai observé les diverses organisations et je suis allé chercher des idées. On ne se contera pas d'histoires, je ne suis pas là pour réinventer la roue. La zone familiale à l'intérieur du stade en est un exemple. L'objectif est de prendre ce qui se fait de mieux et de l'amener chez nous. Si l'organisation voulait avoir le même Grand Prix qu'en 1967, elle ne serait pas venue me chercher, car tout est rodé à la perfection», déclare-t-il.
Tarte aux pommes et crème glacéeDans les bureaux du GP3R, Dominic en apprend tous les jours grâce à une équipe rodée au quart de tour.
Lorsqu'il a accepté son rôle de chef d'orchestre de l'événement trifluvien, Dominic avait conscience de la tâche titanesque qui l'attendait.
«Je savais que c'était gros et je me doutais de l'ampleur. Je sais surtout que le GP3R est extrêmement important non seulement pour Trois-Rivières, mais pour toute la Mauricie. Ça te met de grosses responsabilités, mais en même temps ça t'apporte tellement de ressources. Le GP3R c'est comme la tarte aux pommes et la crème glacée à la vanille, tout le monde aime ça.»
Une vision d'avenirLe portrait du GP3R risque de se transformer quelque peu lors des prochaines éditions, car les projets fourmillent dans la tête du directeur général.
«Nous sommes passés à deux cheveux, cette année, d'avoir la première course de voitures électriques en Amérique. Je la veux et ça vient me chercher. L'objectif est pour montrer que nous sommes un événement ancré dans ses traditions, mais aussi qui est tourné vers l'avenir. Dans le futur, je veux que nous fassions des choses qui ne se font pas ou qui se font peu. Nous travaillons à faire le Grand Prix virtuel de Trois-Rivières et ça commence dès cette année», conclut-il.

