Avec près de sept minutes d’avance au départ de la troisième étape (St-Bo La Source du Sport), Lajoie et Triebold ont continué de surfer sur les vagues pour compléter le balayage de l’édition 2010.
«La rivière était belle même s’il y avait pas mal de vent. Nous n’avons jamais été inquiétés puisqu’on a toujours eu une petite avance», a mentionné Steve Lajoie à l’arrivée.
Selon Serge Corbin, auteur de 26 triomphes à la Classique, la victoire finale s’est jouée dès les premiers instants de la première étape à La Tuque alors que lui et son coéquipier ont raté leur départ.
«Ce n’est pas tout, tout au long de la Classique les autres gars étaient vites et on courrait toujours après», confiait Corbin qui ne savait toujours pas s’il participerait à la Classique l’an prochain.
Le «Roi» de la Saint-Maurice a également indiqué qu’il s’agissait de sa deuxième Classique la plus difficile en carrière en raison des conditions climatiques.
Steve Lajoie avait également de bons mots pour son adversaire.
«À 52 ans et avec 26 victoires en carrière, Serge demeure toujours le meilleur canotier.»
Les duos de Daniel Boissonneau et Matt Rudnitsky, de Frédéric et Guillaume Blais ainsi que de Shane Lynch et Mattew Rimer ont respectivement pris les positions trois, quatre et cinq de la troisième étape.
Impondérables
Les conditions climatiques difficiles ainsi que la présence de plaisanciers aux abords du parcours sont venues jeter de l’ombre sur les performances des canotiers. À Saint-Roch-de-Mékinac, le rabaska de l’équipe Construction Charic a coulé en raison des vagues causées par un plaisancier. Par ailleurs, les caprices de Dame Nature ont forcé plusieurs embarcations à abandonner la Classique, certaines par manque de ressource et d’autres pour ne pas avoir réussi à rallier la fin d’une étape dans le temps requis.
Un succès populaire
«Malgré les vents et la température qui ont fait en sorte que 15 équipes n’ont pas complété le parcours, nous avons eu une augmentation de près de 20 % du nombre de spectateurs tout au long du chemin. Le virement que nous avons fait a porté fruit. De leur côté, les canotiers sont habitués à tous les types de conditions. Ils savent qu’ils peuvent avoir de la neige, de la pluie, n’importe quoi! Aujourd’hui, on voit la différence entre un athlète et quelqu’un qui veut devenir un athlète», fait savoir le président de la Classique Jacques Bellemare.
