En fait, les grottes non-exploitées constituent la majorité des explorations de François. « On explore des endroits qui n’ont jamais été visités auparavant et on dresse des cartes », explique-t-il.
Pour cette branche de la spéléologie, des outils comme Google Maps peuvent être très utiles. « Quand on va sur Google Maps, il y a certains signes dans la géographie de l’endroit qui nous permettent de dire qu’il pourrait y avoir une grotte inexplorée, alors on planifie une expédition et on va vérifier par nous-mêmes, » indique-t-il.
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Pour les grottes qui ne sont pas exploitées, il faut demander des permissions auprès des autorités et, s’il y a lieu, des propriétaires du terrain où se trouve la caverne. Ces démarches peuvent durer plusieurs mois.
Hors du temps
François Gélinas a débuté l’exploration des cavernes à l’époque où il fréquentait le cegep de Trois-Rivières. Aujourd’hui, il est le président de la Société québécoise de spéléologie.
« C’est un autre monde là-dedans! Le quotidien n’existe plus. On ne fait que contempler un endroit qui n’existe nulle part ailleurs», témoigne François, qui pratique la spéléologie depuis plus de 40 ans.
Vous croyez que les cavernes sont bourrées de bestioles? Consolez-vous, c’est un mythe. « On peut voir quelques chauve-souris, certains insectes ou quelques espèces d’araignées près des entrées, mais ce n’est pas l’endroit le plus spectaculaire pour en voir. À mesure qu’on s’enfonce dans la caverne, on croise de moins en moins de faune.»
Profondeur de 1000 mètres
Au Québec, la plupart des grottes sont horizontales avec très peu de dénivelé. La difficulté avec les cavernes québécoises est que les passages sont parfois étroits et difficiles à traverser.
« Quand il faut ramper ou traverser un passage étroit, on découvre des muscles dont on ne soupçonnait même pas l’existence», précise François.
Mais le Québec est une exception, souligne-t-il.
« Dès qu’on sort du Québec, on peut trouver des grottes avec un dénivelé important. Certaines ont 1000 mètres de profondeur et s’étendent sur une longueur de 3km. Les descentes sont souvent abruptes », dit-il.
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De l’équipement adapté permet de remonter ces pentes sans trop de problèmes: « Ce n’est pas de l’escalade. On utilise des cordes, un harnais et un appareil qui bloque les chutes pour descendre et remonter les pentes. C’est comme monter un escalier vertical. »
Peur de l’inconnu
Mise à part la peur de l’aventure, le danger à pratiquer la spéléologie n’est pas énorme: « Si l’on a un équipement adapté et qu’on connaît bien les techniques de spéléo, on peut éviter la plupart des accidents potentiels. Pour un spéléologue expérimenté, le danger est minime», fait remarquer François.
Équipement
Avant de partir en expédition, il faut tenir compte du type de grotte que l’on visite et prévoir l’équipement en conséquence. « Par exemple, dès que l’on prévoit affronter des pentes, il faut absolument apporter l’équipement pour remonter. Il faut aussi se procurer un système d’éclairage adapté et puissant puisqu’il y a très peu de lumière dans les cavernes.»
L’équipement de base pour toute expédition de spéléologie est simple : des cordes, harnais, un casque et une lampe. Mais évidemment, selon la durée de l’expédition, on peut se retrouver avec beaucoup de choses à apporter.
C’est pourquoi planifier une expédition implique de vraiment connaître l’emplacement de la grotte où l’on s’aventure. « Il faut souvent planifier le voyage pour se rendre à la caverne lorsqu’elle est éloignée. Des fois il faut marcher plusieurs jours simplement pour s’y rendre, alors il faut avoir notre équipement de camping et savoir précisément où on va », explique M. Gélinas.
Bien sûr, ce n’est pas toujours le cas, particulièrement pour les grottes exploitées commercialement. Il y a, par exemple, une grotte urbaine tout près de Québec, à St-Casimir, où l’on peut se stationner près de l’entrée et pénétrer dans la grotte immédiatement.

