«J'ai expliqué ma situation à Martin Mondou et Éric Veilleux lors des évaluations de fin d'année. Je pense que j'ai besoin d'un nouveau départ, de repartir à zéro et d'obtenir un nouveau défi. On ne se fera pas de cachette, la saison de 20 ans est extrêmement importante et je tenais au moins à essayer quelque chose pour relancer ma carrière», a confié à l'Hebdo le natif de Brossard qui a toutefois grandi à Trois-Rivières.
Le directeur général de l'équipe, Martin Mondou, a confirmé qu'il ferait tout en son possible pour accommoder le #57. Selon nos sources, deux équipes auraient déjà signifié un fort intérêt. «J'ai débuté la saison lentement, mais j'ai pris un bon rythme lors de la deuxième moitié de saison. J'ai commencé à y jouer mon meilleur hockey et ça s'est poursuivi durant les séries. Je devrai commencer la prochaine saison dans le même état d'esprit», souligne l'auteur de 31 points en 65 matchs, sa meilleure production en carrière.
Au cours des séries éliminatoires, Houde-Caron a inscrit quatre points en six parties. Il s'agit du même total de point que ses séries 2009 qui s'étaient étirées durant 19 rencontres.
Un rendement plus que satisfaisant
Bien qu'il ait soigneusement choisi chacun de ses mots histoire de ne blâmer personne, Houde-Caron admet du bout des lèvres que certaines décisions de l'entraîneur ont pesées dans sa décision. Celui qui était employé comme joueur de soutien a tout de même terminé septième meilleur pointeur de l'équipe (derrière Vandall, Labrecque, Bournival, Roussel, Paradis et Ouellet) et cinquième meilleur buteur (derrière Vandall, Bournival, Paradis et Labrecque). Ses six points en séries éliminatoires représentent la meilleure performance de l'équipe (à égalité avec Bournival et Beauchemin). Qui dit mieux?
«Éric m'a donné des occasions ici et là d'évoluer sur l'avantage numérique et les deux premiers trios. Visiblement, ça n'a pas tourné à son goût. De mon côté, j'aurai aussi préféré que ça fonctionne un peu mieux de ce côté, mais effectivement c'est un des aspects qui a pesé dans la balance», poursuit Houde-Caron qui n'a toutefois jamais laissé transparaître ses émotions dans le vestiaire.
«En série, on a tous un rôle clairement défini et j'ai respecté la décision d'Éric. Ça fait partie du hockey. S'il m'employait de cette manière, c'est qu'il jugeait que c'était le mieux à faire pour l'équipe. Dans les circonstances, je pense m'en être bien tiré. J'ai connu de bonnes séries et j'en suis très satisfait», a-t-il conclu.
