Même si elle est inhabituelle, cette situation n’en était pas pour le moins prévue par l’état-major des moineaux du Stade Fernand Bédard.
«Ça a commencé difficilement avec une victoire et six défaites. C’est certain que ce n’est pas le début de saison qu’on voulait avoir, mais la bonne nouvelle est que ça s’est replacé depuis ce temps», indique Rémi Doucet, entraîneur-chef des Aigles Plante Sports.
«Nous avons perdu beaucoup de gars de l’an dernier. De plus, nous savions que nous avions une équipe en reconstruction. Dans le meilleur des mondes, en jouant un peu au-dessus des attentes on pouvait espérer se battre dans le haut du classement. Toutefois, ce n’est pas arrivé. Ce n’est donc pas une surprise d’être dans cette position. Maintenant, tout ce qu’on espère c’est de progresser jusqu’à la fin de la saison», ajoute-t-il.
L’attaque en panneNul doute qu’il faut pointer l’offensive du doigt pour expliquer le piètre rendement de l’équipe en début de saison.
«Ce ne sont pas des excuses, mais nous avons affronté la crème des lanceurs à tour de rôle. Ce n’est pas nécessairement facile quand tu débutes une année», mentionne Doucet.
Le grand nombre de retraits au bâton dont était victime les Aigles n’a certes pas aidé la cause des Trifluviens.
«Tu ne peux pas faire de point quand tu ne mets pas une balle en jeu, l’adversaire n’a pas à jouer et tu ne peux pas faire avancer de coureur. Bref, tu ne te donnes pas de chances. C’est la principale différence observable depuis qu’on a recommencé à gagner des matchs. En frappant la balle, on provoque des choses et l’autre équipe nous ouvre la porte. Ce n’est pas toujours beau, mais au moins on se donne la chance de remporter la victoire», fait observer Doucet.
Les vétérans de la formation semblent aussi avoir trouvé leur vitesse de croisière.
«Certains avaient un bon départ, mais la difficulté était de réussir à combiner toutes les performances individuelles. De plus, Pier-Olivier Dostaler n’était pas là lorsque la saison s’est amorcée, car il était toujours aux États-Unis. Le fait de l’ajouter dans l’alignement a changé la donne», expose le pilote.
De belles surprisesParmi les joueurs qui se distinguent, Doucet n’hésite pas à parler de Jean-Simon Gagné, un joueur recrue promis à un bel avenir.
«Il est un de nos bons frappeurs depuis le début de la saison. Il n’a pas joué l’an dernier en raison d’une opération. Sans dire qu’il arrive de nulle part, car on savait qu’il avait un potentiel. Au monticule, Jean-Félix Proulx réussi à tirer son épingle du jeu. C’est un receveur qui s’est transformé en lanceur. L’adaptation a été laborieuse l’an dernier et il fait très bien cette année. Vincent Bourget, le vétéran de 22 ans, nous offre également de très bonnes performances et c’est ce qu’on espérait», communique l’entraîneur-chef.

