La réfection comporte deux volets : la construction d’installations de gestion des déchets radioactifs solides (IGDRS), dans un premier temps, et la réfection du réacteur nucléaire dans un deuxième temps.
La construction des IGDRS est déjà bien entamée: la première phase a été complétée en 2008. Elle visait la construction de 15 enceintes pour des déchets solides faiblement et moyennement radioactifs, de deux enceintes pour les filtres d’exploitation utilisés dans les systèmes de la centrale, ainsi que l’installation d’une grue-portique.
La deuxième phase s’est quant à elle amorcée en 2009. Elle devrait se terminer dans les prochains mois. L’installation servira à l’entreposage des matériaux radioactifs résultant de la réfection de la centrale, notamment des parties découpées en pièces détachées, des filtres et des résines de purification des systèmes. Elle comportera une vingtaine d’unités d’entreposage, sous forme de silos et d’enceintes. Sa construction devrait coûter 27 M$.
Deux autres phases d’IGDRS suivront. Elles viseront à répondre aux besoins courants de la centrale jusqu’à la fin de son exploitation.
La réfection du réacteur nucléaire, quant à elle, devrait débuter en 2011, selon l’échéancier fixé par Hydro-Québec. D’ici là, la société d’état procèdera à l’ingénierie détaillée et à l’approvisionnement.
Une fois en branle, la réfection devrait durer 20 mois. Elle commencera par le retrait robotisé de 4560 grappes de combustible et leur entreposage. Ensuite, plusieurs composants du réacteur seront remplacés. On parle de 380 tubes de force et tubes de cuve et de 760 tuyaux d’alimentation. De plus, les deux ordinateurs de contrôle de la centrale seront changés.
Des travaux seront aussi réalisés sur le groupe turbo-alternateur. C’est cet équipement qui sert à produire l’électricité. D’autres systèmes de la centrale feront l’objet d’une réfection visant à rendre la centrale conforme aux nouvelles normes de sûreté nucléaire.
Rappelons que la centrale de Gentilly-2 a été mise en service en 1983. La décision de rénover les installations existantes plutôt que de fermer la centrale a été prise «au terme de nombreuses études techniques, économiques et de sûreté», précise Hydro-Québec.
*Informations tirées des brochures d’Hydro-Québec.

