Les établissements de santé et de services sociaux demandent d’allouer les montants nécessaires pour maintenir les soins et les services à la population. Les membres ont fait part de leurs inquiétudes face à l’intention du gouvernement de limiter la croissance annuelle des dépenses en santé et services sociaux à 3,2%. «Si on va vers le 3,2%, on parle d’un écart de près de 600 millions de dollars par années pour maintenir les servies actuels, c’est énorme», affirme Lise Denis, directrice générale de l’AQESS. Cet écart se ferait au niveau du financement disponible et celui nécessaire pour offrir les services.
Selon les membres, pour réussir à maintenir le niveau actuel, le budget doit croître de 5% à 6% par années, ce qui permettrait de faire face aux coûts liés à l’accroissement et au vieillissement de la population. «Dans toutes les régions du Québec, il faudrait développer davantage de services pour les personnes âgées, les jeunes en difficulté et leurs proches et améliorer l’accès à un médecin de famille», soutient Mme Denis.
En Mauricie/Centre-du-Québec, l’enveloppe budgétaire est de 877 millions de dollars cette année en santé et services sociaux. Avec une augmentation de seulement 3,2%, le budget augmenterait de 28 millions de dollars, mais avec le 5,7% demandé par l’AQESS, l’enveloppe gagnerait 50 millions.
Les établissements publics de santé et de services sociaux se sont engagés dans une démarche pour réduire leurs dépenses et améliorer leur productivité. «Cela ne permettra pas de répondre totalement à l’effort exigé du gouvernement pour réduire son déficit. Il devra trouver de nouvelles sources de revenus sinon il sera confronté à des choix difficiles», de conclure Mme Denis.
