Comme on sait, Haïti a subi un tremblement de terre d’envergure le 12 janvier 2010.
Jean Pouliot, président de l’ACQ et Pierre Hamel, directeur des affaires juridiques et gouvernementales, se sont rendus en Haïti en avril 2010, sur l’invitation des pères salésiens. L’objectif de leur visite : trouver un projet structurant et faire leur part pour aider Haïti à se relever. Une cinquantaine d’autres donateurs étrangers furent conviés à une réunion de planification des travaux de reconstruction et pour gérer les dons qui affluaient de partout.
Port-au-PrinceFinalement, l’ACQ a choisi de reconstruire l’école Lakay, située dans le quartier Cité Soleil, à Port-au-Prince. Cette institution humanitaire, qui existait bien avant le séisme, est d’abord et avant tout un foyer d’hébergement d’enfants de la rue. Ces derniers y sont habillés, nourris, logés et formés dans un métier de la construction, par exemple la soudure, la menuiserie, l’électricité, la réfrigération et la maçonnerie.
L’idée derrière le choix de cette école était simple : rebâtir une institution dont les diplômés contribueraient à reconstruire Haïti. Pour rendre concrète cette initiative baptisée Projet Haïti, quelque 600 000 $ avaient été recueillis auprès d’entrepreneurs québécois et canadiens au printemps 2011.
Cette somme aurait normalement été suffisante pour reconstruire et agrandir l’école Lakay. Mais compte tenu du fait que le nombre d’enfants à la rue s’est accru, les besoins en espace ont été revus à la hausse. Au lieu de reconstruire et d’agrandir l’école existante, il a été décidé d’en bâtir une nouvelle qui lui sera adjacente. Elle coûtera environ 1,4 million de dollars. Jusqu’à présent, l’enveloppe disponible est d’un million de dollars.
Une école solide @R2 :« La nouvelle école devra être conçue pour résister aux séismes et autres catastrophes naturelles », précise Pierre Hamel. Les plans d’architectes comprendront deux bâtiments en forme de L. Le premier étage abritera les ateliers de maçonnerie, de soudure et de menuiserie, tandis que le second logera ceux de la plomberie, de l’électricité et de la réfrigération. Un autre bâtiment rectangulaire sera quant à lui réservé aux classes et bureaux.Cette construction permettra aux étudiants d’accéder à de vastes salles de bains, des douches et autres équipements sanitaires. Une passerelle reliera les deux toitures, sur lesquelles des aménagements d’espaces recouverts seront dédiés aux étudiants. Ces derniers pourront aller y étudier, relaxer et socialiser.
L’ACQ est à l’origine du Projet Haïti, mais elle n’agit plus seule dans ce dossier. Le volet reconstruction est maintenant sous la responsabilité de l’Association canadienne de la construction (ACC), la British Columbia Construction Association et les Builders Without Borders – BWB (Constructeurs sans frontières), trois joueurs avec qui elle travaille en étroite collaboration. Précisons que tout l’acier devrait être offert gratuitement par les membres de l’institut canadien de la construction en acier (ICCA).
FormationLa réussite du Projet Haïti comportait un autre important volet, à savoir une mission de formation auprès d’élèves de l’école Lakay, donnée par des intervenants du centre de formation professionnelle Le Chantier. Cet exercice, qui s’est déroulé de mars à mai 2011, a été rendu possible grâce au Fonds de formation de l’industrie de la construction (FFIC) ainsi qu’à l’ACQ. Une vingtaine de personnes ont ainsi pu entamer une formation en maçonnerie. L’ACQ souhaite, à plus ou moins brève échéance, poursuivre cette démarche pendant la construction de la nouvelle école.
Le nouvel immeuble commencera â prendre forme en mars prochain.
(Source ACQ)
