Le programme d’allocation-logement permet d’aider les ménages à être capable de joindre les deux bouts lorsque vient le temps de payer le loyer et de subvenir à ses besoins. Ce dernier est d’environ 56 $.
Toutefois, selon Diane Vermette du Comité logement Trois-Rivières «les principaux paramètres n’ont pas été revus depuis sa mise en place il y a 13 ans. En plus, depuis deux ans, le gouvernement se contente seulement d’indexer le revenu maximum. Le comble c’est que les personnes seules de moins de 55 ans n’ont même pas droit à cette indexation. Pour elles, le loyer maximum couvert demeurera à 428$ par mois en 2011, soit le même montant qu’en 1998», révèle-t-elle.
Selon des données du recensement de 2006, le loyer moyen payé par une personne seule en sol trifluvien était de 493 $.
«Les personnes seules de 18 à 54 ans représentent la catégorie de locataires la plus en difficulté. À Trois-Rivières, celles-ci comptaient pour 42% de l’ensemble des ménages locataires consacrant plus de la moitié de leur revenu en loyer», informe Mme Vermette.
Outre une demande d’assouplissement des critères d’admission pour les personnes seules de moins de 55 ans et une meilleure diffusion du programme dans la population, les organismes réclament une hausse du montant maximal d’aide. Ce dernier se situe actuellement à 80 $.
«Ce montant représente une épicerie de plus et aide à payer les comptes d’électricité et de téléphone. Il vient donc tempérer les hausses que l’on a de l’autre côté», exprime la coordonnatrice du Comité logement Trois-Rivières.
Par contre, Mme Vermette mentionnait également que même si l’allocation-logement est une bataille importante, elle n’est pas la priorité. «Le logement social demeure notre plus grand cheval de bataille», conclut-elle.

