Les réseaux sociaux serait davantage utilisé par les jeunes entreprises de plus de 500 employés (78%), tandis qu'ils seraient moins prisés par les entreprises dont les dirigeants sont âgés de plus de 50 ans (54% ne les utilisent pas du tout), d'après l'étude.
Ce n’est pas pour rien que des entrepreneurs se lancent dans les services de gestion de comptes sur les réseaux sociaux.
«On est rendu là. C’est très "in" en ce moment à Montréal et Québec. Dans les grosses compagnies, on voit souvent trois ou quatre personnes dont le rôle consiste uniquement à gérer un compte sur les médias sociaux. C’est plus difficile pour les petites entreprises. C’est là qu’on entre en jeu», explique Kathy Béliveau, de Rezo l’agence sociale.
Le risque quand une compagnie n’est pas active sur un réseau social, c’est que n’importe qui peut créer une page au nom de l’entreprise, souligne Mme Béliveau.
«Il vaut mieux prendre les devants, surtout qu’il y a beaucoup d’avantages à être actifs sur ces réseaux. C’est un must.»
«Lorsqu'ils sont utilisés correctement, les médias sociaux constituent un outil puissant et rentable qui peut contribuer à la croissance de toute entreprise», constate Paul Gaspar, directeur principal du segment des petites entreprises d'UPS Canada.
Le mélange des genres
Selon Léger Marketing, Facebook et Google+ sont les chouchous des dirigeants à la recherche de renseignements de nature commerciale (82%). La communauté d’affaires utilise aussi Twitter (48%) et Youtube (47%) dans une grande proportion.
Mais chaque média social a son objectif précis, car «ce ne sont pas toutes les entreprises qui ont besoin de Facebook ou Twitter», précise Kathy Béliveau.
Facebook est surtout destiné à la promotion de produits et services, ainsi que pour les entreprises qui souhaitent interagir plus efficacement avec sa clientèle.
Quant à Twitter, il est davantage informatif et nécessite beaucoup plus de publications. L’idéal est de devenir une référence dans un créneau. Par exemple, une compagnie spécialisée dans le plein air pourrait donner des conseils sur des activités de plein air sur Twitter, ou un sommelier suggérer des vins.
«Un kiosque à patates aux États-Unis a bien compris le rôle de Twitter. Il avait lancé un concours. Il fallait trouver le kiosque à travers la ville et ceux qui y arrivaient méritaient une frite gratuite. Il a pratiquement doublé sa clientèle», raconte Kathy Béliveau.
D’autres médias sociaux sont aussi en essor en Mauricie.
«Depuis que Trois-Rivières se trouve sur Foursquare, ça devient intéressant pour les restaurateurs. Pinterest gagne beaucoup en popularité. C’est un peu comme Facebook, mais les gens disposent d’un babillard sur lequel ils "pinent" des photos reliées à leurs intérêts. Ça peut être avantageux pour des magasins de souliers, par exemple», indique-t-elle.
L’idéal pour les entreprises est d’être actif sur plusieurs médias sociaux complémentaires.
Arme à double tranchant
Le sondage de Léger Marketing révèle que 62% des entreprises canadiennes affirment que leurs efforts ont été récompensés. Seulement 11% des dirigeants se sont dits insatisfaits des résultats obtenus, malgré que le tiers d’entre eux soient incertains de l’étendue de leur succès.
«Il faut animer les pages quotidiennement. Notre rôle en tant que gestionnaire de communauté est de regarder ce que font les concurrents, ce qui est dit sur la marque et rédiger du contenu sur les réseaux sociaux, en suivant un axe de communication précis», explique Mme Béliveau.
«Les médias sociaux sont une belle avenue: ils sont gratuits, ont une très grande portée et nous sommes maître de nos messages. Ça a son double tranchant, pensons à l’histoire de l’entreprise Oasis qui s’est fait jouer un tour dernièrement…», rappelle-t-elle.
En 2011…
-88% des jeunes québécois génèrent au moins une activité sur les réseaux sociaux par mois;
-Les 18 à 34 ans passent en moyenne 7 heures par semaine sur les médias sociaux;
-La génération Y est la plus active;
-Près de la moitié de 25-34 ans suivent une entreprise ou une marque; -Deux internautes sur trois âgés de 45 à 54 ans réalisent au moins une activité par mois sur les réseaux sociaux;
-Le bouton «J’aime» de Facebook était utilisé plus de 50 millions de fois par jour à travers le monde.
(Source: CEFRIO)

