L’Halloween fait rouler l’industrie des bonbons, mais aussi l’industrie du sexe. «Depuis trois ans, on a triplé la quantité de costumes à l’approche de l’Halloween. L’an passé on en a vendu une soixantaine», indique Anne Poudrette, copropriétaire de la boutique érotique Passion Sélect.
Les classiques déguisements «sexy» de policière, infirmière, collégienne, femme de ménage et pirate ont toujours la cote. «On les vend à l’Halloween, mais aussi à l’année. Ces costumes font partie d’un fantasme», soutient Danielle Lafrance, propriétaire de la boutique Corps atout.
«Ça m’étonne, je vois de plus en plus d’originalité dans les costumes achetés. Les gens veulent quelque chose qui sorte de l’ordinaire. Par exemple, j’ai vu des coccinelles, des chats et des bavaroises », ajoute Mme Poudrette.
Image séduisante
Malgré que la boutique érotique soit souvent vu comme un endroit où l’on va pour son intimité, les costumes d’Halloween sont portés dans les bars et les fêtes entre amis.
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«La majorité des costumes qu’on a sont assez habillés. C’est sûr qu’on en a des plus courts où on voit plus de peau. Ils sont plus achetés pour des partys où les gens sont ouverts», affirme Mme Poudrette.
Mme Lafrance ajoute que si les déguisements sont un peu courts, les filles n’hésitent pas à mettre des «leggings» ou des collants pour se sentir plus à l’aise.
L’image de la jeune fille sexy diffusée à la télévision et dans les magazines a certainement une influence sur ce désir d’être séduisante à l’Halloween.
«Les gens sont ouverts à ça. Il n’y a pas de préjugé. En plus, quand il y a des fêtes à thématique sexe dans les bars, c’est sûr que ça peut donner le goût aux filles de se trouver un costume sexy», mentionne Mme Poudrette.
«Ça fait 10 ans qu’on a la boutique et je pense qu’effectivement on peut dire que l’Halloween fait rouler l’industrie du sexe», conclut Mme Poudrette.
