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Je joue donc je tue?

Jeu vidéo

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Marie-Ève Bourgoing-Alarie
Publié le 2 Septembre 2010
Publié le 2 Septembre 2010
Marie-Ève Bourgoing-Alarie  RSS Feed

Un lien de causalité à prendre avec des pincettes

«J’ai de la misère avec le parallèle entre un comportement violent et le fait de jouer à des jeux vidéo où l’on retrouve de la violence. Le lien n’est pas aussi facile à établir», allègue Stéphane Roy, professeur de sociologie au Collège Laflèche.

Sujets :
Association américaine de psychologie , Université internationale A&M du Texas , UQTR , Bushman

C’est sur ce lien précis que se sont attardés les chercheurs de l’Association américaine de psychologie en juin dernier. D’après les conclusions obtenues, il semblerait que certains joueurs arborant des caractéristiques psychologiques précises seraient plus affectés.

Les adolescents colériques, dépressifs, indifférents à leur entourage et moins consciencieux seraient sujets à être influencés par les jeux vidéo violents. Mais pour les autres joueurs, ce type de jeu pourrait offrir l’opportunité de développer de nouvelles habiletés visuelles et spatiales, note la recherche. «Les jeux vidéo violents n’ont pas créé la génération de jeunes à problèmes qui est si souvent redoutée», assure Dr Christopher J. Ferguson, de l’Université internationale A&M du Texas et rédacteur de ladite recherche.

Konijn, Bijvank et Bushman, en 2007, montrent que les participants nord-américains les plus agressifs sont ceux qui, en plus d’avoir joué à un jeu vidéo violent, s’identifient à un des personnages violents du jeu.

«Ils ajoutent que les joueurs sont plus à risque de s’identifier à un tel personnage si le jeu est réaliste et qu’ils se sentent immergés dans son univers virtuel», explique Simon Auger-Némey, étudiant au baccalauréat en psychologie à l’UQTR et gamer averti, dans une synthèse.

«Je ne pense pas qu’un comportement violent est nécessairement lié aux jeux vidéo comportant de la violence, mais ces jeux peuvent fort probablement entraîner la banalisation d’une certaine forme de violence, soutient Daniel Landry, enseignant de sociologie au Collège Laflèche. Les images fortes n’ont plus le même impact que dans les années 80, sûrement en raison de toute la surinformation qu’on peut retrouver. Il en faut beaucoup plus pour sensibiliser la planète aujourd’hui.»

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Yann Leroux
    - 13 Septembre 2010 à 08:50:58

    Il n'y a même pas de pincettes à prendre : il n'y a pas de rapport de causalité. C'est vers des déterminants intrapsychiques qu'il faut se pencher

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