Une fois par semaine, elle consulte les ergothérapeutes et les physiothérapeutes du Centre de réadaptation en déficience physique InterVal.
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Ariane y fait différents exercices: elle travaille sa posture, fait des longueurs dans la piscine pour éviter que ses muscles perdent leur élasticité et qu’ils puissent mieux protéger ses articulations. Elle effectue également quelques exercices de musculation.
Les exercices varient de semaine en semaine. Ariane est aussi suivie par des infirmières de l’hôpital Sainte-Justine à Montréal.
La poussette turquoise
Pour aider Ariane dans ses longs déplacements, le Centre InterVal lui a fourni une grande poussette adaptée.
«Elle est faite sur mesure pour qu’elle soit bonne longtemps. J’ai choisi la couleur du tissu (turquoise, dit fièrement Ariane). Ce sont des velcros qui me permettent d’ajuster l’angle de mon dossier. Tout est ajustable», explique la demoiselle de 10 ans.
«Quand on se promène en poussette, les gens trouvent ça étrange. Un gars m’a regardée bizarrement il n’y a pas longtemps. Il disait: «Regarde la fille dans la poussette». Je lui ai rétorqué: «Ça te pose un problème?» Il avait l’air gêné. Mais mes amis, eux, se chicanent presque pour pouvoir me pousser dans la poussette!» raconte Ariane.
Elle se déplace aussi à l’aide d’une canne sur des distances moyennes ou quand elle a plus mal aux jambes.
Recherche prometteuse
Il n’existe pas encore de traitement permettant de guérir l’arthrite. Les recherches en ce sens se poursuivent.
Dernièrement, un chercheur du CHUQ aurait découvert un lien entre les plaquettes sanguines et l’arthrite.
«Semble-t-il que c’est très prometteur et que cela pourrait permettre d’identifier un médicament précis», souligne Jacques Picard, qui suit les développements de près.
«Au Québec, la Société de l’arthrite investit beaucoup dans la recherche. C’est pourquoi elle tient plusieurs activités de financement durant l’année. La prochaine en Mauricie est la deuxième édition de l’activité Bouchées, champagne et réseautage à Boréalis le 19 septembre. Il reste encore quelques billets», indique le père d’Ariane, également impliqué auprès de la Société de l’arthrite de la Mauricie.
Au total, 14 000$ avaient été amassés l’an dernier lors de l’activité.
«La Société de l’arthrite est là si on a des questions ou besoin de ressources. Comme les gens sont en contact avec des médecins et des chercheurs, l’organisme a été très utile au début, quand on a appris qu’Ariane souffrait d’arthrite. Ils nous ont donné beaucoup d’informations et nous ont redirigés aux bonnes personnes», souligne Jacques Picard.

