Cette activité tenue à divers endroits de la province par les quatre autres groupes membres du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) avait pour objectif d'illustrer concrètement les problèmes d'insalubrité et de détérioration du parc locatif.
À Trois-Rivières, les vieux quartiers sont principalement ciblés.
«Le problème est que ce sont souvent des propriétaires de l'extérieur qui achètent les immeubles à logements à moindre coût. Ces derniers s'en occupent plus ou moins par la suite. Ce n'est pas rare de voir qu'un problème de moisissure ressurgit à quelques années d'intervalle dans un même endroit», expose Diane Vermette, coordonnatrice du Comité logement Trois-Rivières.
Selon le RCLALQ, des centaines de milliers de locataires sont aux prises avec des problèmes de logement. Les locataires doivent coexister avec de la vermine, endurer des problèmes de plomberie ou des installations électriques défectueuses. D'autres subissent la présence d'infiltration d'eau et de moisissure.
Afin de remédier à cette situation, le RCLALQ demande au gouvernement d'instaurer un code du logement provincial sans tarder. «Jusqu'à maintenant, moins d'une dizaine de municipalités, dont Trois-Rivières et Shawinigan, se sont dotées d'un règlement sur la salubrité des logements avec des résultats mitigés», laisse entendre France Emond, porte-parole du RCLALQ.
«Même avec ce code ce n'est pas toujours facile de faire respecter les droits des locataires. Nous avons vu beaucoup de détresse chez des gens qui n'osent plus sortir de chez eux ni inviter des amis», confirme Mme Vermette

