Heureusement, certains organismes peuvent leur venir en aide en leur apportant soutien et réconfort. Au nombre de ces organismes, on retrouve la Maison de Connivence. Depuis sa fondation il y a 27 ans, plus de 10 000 personnes ont contacté ce refuge pour femmes et enfants en détresse.
«Nous offrons deux volets, un d'hébergement et un autre de services à l'externe. Les professionnels qui travaillent chez nous ont des formations d'éducateurs spécialisés, de travailleurs sociaux, de psychologues, etc. Notre objectif est de changer la vie des gens en les aidant à se rediriger ailleurs», fait savoir Annie Charlebois, intervenante à l'externe à la Maison de Connivence.
Signe que l'organisme est utile à la communauté, un peu plus d'une centaine de femmes utilise le service d'hébergement annuellement.
Sous les apparencesLa violence que subissent les femmes peut avoir différentes formes. Elle peut être verbale, psychologique, physique, sexuelle, sociale ou économique. Selon Mme Charlebois, elle n'est pas toujours immédiatement perceptible.
«C'est plutôt rare que nous voyions de gros cas de violence physique. Les personnes qui viennent chez nous font plus souvent face à du harcèlement et de la violence psychologique», souligne-t-elle.
Telle une roue qui tourne, la violence conjugale se définit en quatre phases qui se répètent sans cesse jusqu'à ce qu'on vienne briser le cycle. La tension, l'agression. La justification et la rémission produisent des effets spécifiques sur l’état psychologique de la femme.
Les méthodes utilisées pour redonner confiance aux personnes sont directement reliées à certaines valeurs dont font partie l'écoute, le respect et la compréhension. Ces dernières ne répareront peut-être pas les cicatrices, mais elles tenteront, à tout le moins de les amenuiser.

